Politique

Mali : appel à de nouvelles élections législatives et à une révision de la Constitution

Lors du lancement du Dialogue national inclusif, le 14 décembre 2019 à Bamako.

Lors du lancement du Dialogue national inclusif, le 14 décembre 2019 à Bamako. © Présidence du Mali

Le dialogue politique mené à Bamako pour tenter de trouver une solution à la crise provoquée par les attaques jihadistes dans laquelle s’enfonce le Mali s’est achevé dimanche 22 décembre par un appel à de nouvelles élections et à une révision de la Constitution.

Les participants, membres de la société civile et de la classe politique, réunis depuis le 14 décembre, ont préconisé la tenue d’élections législatives avant mai 2020 et l’organisation d’un référendum sur une révision de la Constitution.

Une proposition de révision datant de 2017 et visant à développer la décentralisation avait été bloquée par l’opposition au Parlement. Le président Ibrahim Boubacar Keïta avait convoqué ce « dialogue national inclusif » dans une tentative de reprendre la main après une résurgence des violences communautaires et jihadistes.

Boycott des partis d’opposition

Mais les discussions ont été boycottées par la plupart des partis d’opposition. Parmi les rares mouvements d’opposition ayant participé aux discussions figurait la Coordination des mouvements de l’Azawad, alliance de groupes rebelles signataire d’un accord de paix avec Bamako en 2015.

Ce dialogue survient alors que les insurgés islamistes ont tué plus de 140 soldats maliens depuis septembre et que des affrontements ont récemment ensanglanté le centre du pays.

Pas de dialogue avec les jihadistes

L’échec à trouver une solution militaire aux violences a nourri le sentiment chez certains qu’un dialogue avec les jihadistes permettrait de sortir de la crise. Mais le président n’a pas évoqué dimanche un éventuel dialogue, bien que de nombreux délégués aient soutenu cette option durant les discussions.

Le gouvernement malien, comme la France, ont à plusieurs reprises exclu toute discussion avec les jihadistes.

« Ce dialogue (national inclusif) est un début d’une longue période pendant laquelle nous devrions opérer la renaissance du Mali », a déclaré le président IBK. Il « traduit la vitalité diversifiée du Mali. (…) notre pays ne saurait être un bateau ivre », a-t-il ajouté devant quelque 3 000 personnes réunies pour la cérémonie de clôture.

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