Sécurité

Tchad : attaque meurtrière attribuée à Boko Haram dans l’ouest

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 19 décembre 2019 à 08h59
Des forces tchadiennes engagée contre Boko Haram lors d'un exercice conjoint avec l'armée nigériane en 2015.

Des forces tchadiennes engagée contre Boko Haram lors d'un exercice conjoint avec l'armée nigériane en 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Au moins 14 personnes ont été tuées mardi par les membres présumés du groupe jihadiste Boko Haram, dans un village de pêcheurs de l’ouest du Tchad.

“Hier, des personnes sont venues attaquer des pêcheurs non loin du village de Kaiga, il y a eu 14 morts, 5 blessés et 13 personnes portées disparues, dont on ne sait pas si elles ont été enlevées par les assaillants”, a expliqué Dimouya Souapebe, le préfet du département de Kaya, où se situe Kaiga.

Kaiga est situé à une soixantaine de kilomètres de la frontière du Nigeria, pays berceau de Boko Haram. “Nous savons que ce sont toujours les éléments de Boko Haram qui écument cette zone, ils sont donc à l’origine de cette attaque”, a ajouté le préfet.

“Les assaillants sont venus en petit groupe dans un premier temps avant d‘être renforcés pour attaquer les pêcheurs dans une zone appelée zone rouge, difficile d’accès”, a-t-il précisé.

“Des pêcheurs ont été attaqués hier dans une zone rouge où la pêche est interdite”, a confirmé le gouverneur de la Région du Lac, Noki Charfadine, qui parle, lui, d’au moins neuf morts.

Ce sont des éléments de Boko Haram qui sont présents dans cette zone”, a affirmé le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, lequel confirme l’attaque mais ne livre aucun bilan.

Force multinationale mixte

Le bassin du lac Tchad sert de repaire et de camp d’entraînement à Boko Haram, notamment sa branche qui a rallié le groupe Etat islamique, l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest).

Et ce malgré la présence d’une Force multinationale mixte (FMM), chargé de les combattre et comprenant des éléments des armées du Tchad, du Cameroun, du Nigeria, du Niger et du Bénin.

Au Tchad, quatre militaires ont été tués par ces jihadistes le 2 décembre dans l’attaque d’une de leurs positions sur les rives du lac.

Le 14 août, une kamikaze de Boko Haram, selon l’armée, avait tué six personnes en faisant exploser sa veste piégée dans la cour d’un chef traditionnel.

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