Politique

Bénin : la radio de Sébastien Ajavon suspendue

Sébastien Germain Ajavon, homme d'affaire béninois et candidat à l'élection présidentielle, pose chez lui à Cotonou, au Bénin, le 26 février 2016.

Sébastien Germain Ajavon, homme d'affaire béninois et candidat à l'élection présidentielle, pose chez lui à Cotonou, au Bénin, le 26 février 2016. © Gwenn Dubourthoumieu/JA

Soleil FM, la radio de l’homme d’affaires et opposant en exil a été suspendue mercredi par l’autorité béninoise de régulation des médias, a annoncé son rédacteur en chef.

« Nous avons reçu mardi un courrier du président de la Haac (Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication), qui nous demande de suspendre nos émissions à partir de minuit jusqu’à nouvel ordre », a expliqué Saturnin Djossou, rédacteur en chef de la station, Soleil FM.

Mercredi, la radio n’émettait plus sur sa fréquence habituelle. Ses émissions sur son site internet étaient aussi suspendues.

« Notre convention est arrivée à expiration. Nous avons introduit la demande de renouvellement dans le délai requis, mais la demande n’a pas abouti », selon Saturnin Djossou. Sollicitée, la Haac n’avait pas réagi mercredi en milieu de journée.

18 kilos de cocaïne et 60 millions de préjudices

Candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon, qui a fait fortune dans l’agroalimentaire, était arrivé troisième et s’était rallié à l’actuel président, Patrice Talon.

Les relations entre les deux hommes, qui s’opposent en politique et en affaires, s’étaient vite dégradées. En octobre 2016, Sébastien Ajavon avait été arrêté après la découverte d’environ 18 kilos de cocaïne pure d’une valeur estimée à 14 millions d’euros dans un conteneur destiné à l’une de ses sociétés.

Il avait été relaxé quelques mois plus tard, faute de preuve et « au bénéfice du doute », mais un tribunal spécial l’avait ensuite condamné à 20 ans de prison.

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) avait condamné fin novembre le Bénin à payer 60 millions d’euros de « préjudices économiques et moraux » à Sébastien Ajavon – qui vit désormais en exil en France – dans cette affaire.

Fin mars 2018, l’opposant a créé son propre parti en vue de la présidentielle de 2020, l’Union sociale libérale (USL).

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