Football

Cameroun : « Tara », la mascotte du CHAN 2020, suscite l’ire des internautes

| Par
Mis à jour le 18 décembre 2019 à 11h53
« Tara », la mascotte choisie par le comité d’organisation du championnat d’Afrique des nations (CoChan) pour vendre l’image de la compétition.

« Tara », la mascotte choisie par le comité d’organisation du championnat d’Afrique des nations (CoChan) pour vendre l’image de la compétition. © DR

De nombreux acteurs de la scène publique camerounaise ont exprimé leur déception après la présentation, le 14 décembre, de « Tara », la mascotte du prochain championnat d’Afrique des nations (CHAN 2020). Le comité d’organisation se défend mais ses arguments peinent à convaincre au sein de l’opinion.

Quel animal représente « Tara », la mascotte choisie par le comité d’organisation du championnat d’Afrique des nations (CoChan) pour vendre l’image de la compétition ? La question est à l’origine d’une polémique qui divise actuellement les internautes camerounais et le comité d’organisation de la compétition, qui vient d’en faire la proposition à la Confédération africaine de football (CAF).

Car si pour les membres du CoChan, il ne fait pas l’ombre d’un doute que « Tara », de son nom de baptême, est un lion, les Camerounais y voient tout sauf ce félin « roi de la forêt » que l’on associe à l’image de l’équipe nationale de football de leur pays. Depuis sa présentation, des railleries, objections et protestations fusent de toutes parts pour rejeter le choix fait par le jury du concours organisé pour désigner la mascotte du CHAN.

« Une horreur »

« Un totem », « une horreur », « effrayante »… En mois de 24 heures, les réactions autour de la mascotte « Tara » ont enflammé la toile, animée par des internautes qui rivalisent d’humour pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de ce choix. « Une mascotte est par essence gaie, susceptible de s’amuser et d’amuser les enfants, pas d’effrayer. Or c’est la sensation que Tara donne. Mais qui peut nier qu’il y a au moins une laide personne dans son entourage ? On finit par s’y habituer non ? », ironise ainsi le journaliste Martin Camus Mimb sur Facebook.

Au sein du CoChan, cependant, l’affaire amuse peu. Ici, on assure que tous les « critères » qui avaient été fixés ont été respectés. « Sur la cinquantaine de dossiers que nous avons reçus de la part du Ministère des Sports, nous en avons sélectionnés onze, puis trois, explique Ondigui Théodore, le président du jury du concours pour le choix de la Mascotte. Selon nous, ces derniers finalistes remplissaient un certain nombre de critères symboliques et stylistiques intéressants pour une mascotte représentative du Cameroun », ajoute-t-il.

Retrait « inenvisageable »

Malgré ces explications, les internautes camerounais exigent le retrait de cette mascotte. « Inenvisageable », répond-on au sein du CoChan. « Ce que nous avons présenté ne connaîtra pas de révolution. L’année du Chan 2020 s’ouvre dans quelques semaines et il y a d’autres manifestations avant cela. La mascotte est là, l’hymne est là », affirme Abel Mbengue, le président de la commission communication du comité d’organisation.

Le Cameroun semble pourtant être un habitué de ce type de débats à l’approche des compétitions qu’il abrite. En 2016 déjà, l’hymne de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine avait suscité une polémique similaire, le public estimant que la chanson choisie était trop mélancolique et inappropriée pour la compétition.

À Yaoundé, la mascotte « Tara » a d’ores et déjà été transmise à la CAF pour validation, tout comme les trois chansons retenues à l’issue du concours organisé pour le choix de l’hymne du CHAN. L’instance du football africain devrait se prononcer en dernier ressort sur le choix final des emblèmes de cette compétition.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3093_600b devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte