Télécoms

Kenya : l’autorité de la concurrence donne son feu vert à la fusion d’Airtel et de Telkom

Publicités pour Airtel dans une rue de Nairobi, au Kenya.

Publicités pour Airtel dans une rue de Nairobi, au Kenya. © Sayyid Azim/AP/SIPA/2011

Dans les tuyaux depuis janvier 2019, la fusion des deux opérateurs de télécommunications kenyans reste néanmoins gelée par une enquête pour détournement de fonds publics chez Telkom.

Annoncée en février 2019, la fusion en Airtel Kenya et Telkom Kenya a été approuvée vendredi 13 décembre par l’autorité de la concurrence, a indiqué l’agence de presse Reuters.

Baptisée Airtel-Telkom, l’union entre la filiale du groupe indien Bharti Airtel, deuxième opérateur du pays avec 24,6 % d’abonnés et l’ancien opérateur public (8,1 % d’abonnés) pourrait remettre en cause la domination de Safaricom, qui contrôle environ deux tiers du marché.

Une fusion sous conditions

L’autorité kényane de la concurrence a précisé dans un avis juridique que l’entité issue de la concentration doit garder 349 des 674 employés d’Airtel et de Telkom réunis. Le nouvel opérateur ne sera pas autorisé à être vendu au cours des cinq prochaines années et devra honorer tout contrat existant avec des organismes publics.

L’entité fusionnée n’est pas non plus autorisée à vendre ou à transférer certaines de ses licences d’exploitation et de spectre de fréquences jusqu’à l’expiration de leur durée. « À l’expiration de la durée de la licence d’exploitation des entités fusionnées, le spectre des 900MHZ et 1800MHZ acquis de Telkom reviendra au gouvernement du Kenya », indique l’avis.

Un processus gelé depuis août

Un dernier obstacle de taille à la fusion reste néanmoins à lever pour la création du nouvel opérateur kenyan. En août, la commission anti-corruption a ordonné une suspension du processus de fusion alors qu’elle enquêtait sur des allégations de détournement de fonds publics chez Telkom, dont l’État détient une participation de 40 %. Les faits remonteraient à 2008, lorsque Telkom a été cédé à France Telecom (devenu Orange) qui a ensuite revendu ses parts à Helios Partners en 2015.

Airtel Kenya a déjà déclaré que la fusion resterait cantonnée aux services, qu’elle n’impliquerait pas les importants actifs immobiliers de Telkom Kenya et certains contrats gouvernementaux pour des services non spécifiés.

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