Sécurité

RDC : au moins 22 civils tués près de Beni dans une nouvelle attaque des ADF

Des soldats congolais patrouillent dans les rues de Beni, dans l'est du pays, le 16 juillet 2019.

Des soldats congolais patrouillent dans les rues de Beni, dans l'est du pays, le 16 juillet 2019. © Jerome Delay/AP/SIPA

Vingt-deux corps de civils tués au cours d’une nouvelle attaque du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) dans la nuit de samedi à dimanche ont été retrouvés dans la région de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Cette nuit, des ADF ont tué des civils à la machette à Ntombi, à l’ouest de Mayimoya. Présentement, on vient de retrouver 22 corps », a déclaré Donat Kibwana, administrateur du Territoire de Beni, dans le Nord-Kivu. « La fouille continue. Les équipes se mobilisent pour récupérer les corps afin de les ramener à la cité pour des enterrements dignes », a-t-il ajouté.

« Nous avons identifié 13 femmes parmi les 22 victimes tuées atrocement par ces hors-la loi. le victimes étaient des agriculteurs. Ce bilan est encore provisoire », a précisé Noella Katsongerwaki, présidente du réseau des organisations de la société civile de Beni-territoire.

L’état-major des FARDC à Beni

La veille, six civils avaient été tués dans une attaque contre la ville de Beni, agglomération de plus de 200 000 habitants où l’armée a installé son état-major pour lutter contre les groupes armés, notamment les ADF.

Lors de cette attaque, samedi, « les ADF ont tué à la machette et à coups de balle. Nous avons enregistré six morts, dont un bébé d’une année », a précisé le procureur militaire, le colonel magistrat Kumbu Ngoma.

À l’origine, les ADF étaient identifiés comme des rebelles musulmans ougandais installés en 1995 dans l’est de l’actuel Congo pour mener des attaques contre Kampala.

Depuis le lancement le 30 octobre d’opérations militaires contre leurs fiefs, les ADF ont tué plus d’une centaine de civils, selon les autorités locales. Ils ne mènent aujourd’hui plus d’attaques contre l’Ouganda voisin, mais agissent sur le territoire congolais.

Depuis le 28 novembre, le chef d’état-major des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Célestin Mbala, s’est établi avec son équipe à Beni-ville.

Un autre officier, le général John Numbi, inspecteur général des FARDC, l’a rejoint quelques jours après. Ce dernier, proche de l’ancien président Joseph Kabila est sous des sanctions de l’Union européenne (UE).

Les Casques bleus présents dans la région se sont également joints aux opérations, fin novembre, après de violentes manifestations de la population de Beni, qui reprochait à la Monusco son inaction face aux attaques attribuées aux ADF.

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