Société

« Congés anticipés » en Côte d’Ivoire : les ressorts de ces violences scolaires meurtrières

Des lycéens à la sortie des cours à Abidjan en mars 2016 (illustration).

Des lycéens à la sortie des cours à Abidjan en mars 2016 (illustration). © Jacques Torregano pour JA.

Le phénomène des « congés scolaires anticipés » qu’entendent s’octroyer des élèves à la date de leur choix, a pris cette année une tournure dramatique. Trois élèves ont été tués au cours d’affrontements. Pour le Dr Koualkou Albert Yao, les ressorts de cette violence ne sont pas inhérents à l’espace scolaire, mais il existe des solutions pour la résorber.

Un élève de troisième a été tué mercredi 4 décembre à Anyama, dans la banlieue nord d’Abidjan. Le lundi suivant, c’est à Daloa, dans le Centre-Ouest, qu’un élève de Terminale a été tué avant que, mercredi, un élève de seconde d’un lycée de Dimbokro, dans le Centre, ne meurt à son tour.

« Depuis le 5 décembre, l’école ivoirienne est secouée par des violences orchestrées », a accusé mercredi Kandia Camara, la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle Kandia Camara, qui met en cause « certains élèves (qui) ont décidé eux-mêmes de la date des congés » et s’emploient à l’imposer par tous les moyens à la fois à administration scolaire, mais aussi aux autres élèves.

Un phénomène qui perdure, en dépit des mises en garde du gouvernement, des séances de sensibilisation et de l’indignation de l’opinion.

Le sociologue Dr Koualkou Albert Yao, spécialiste des questions d’éducation et enseignant à l’Université Jean Lorougnon-Guede, décrypte pour Jeune Afrique ce phénomène et émet une série de propositions pour mettre fin à ces violences.

Jeune Afrique : Quelle est l’origine des ces « congés scolaire anticipés », qui a pris un tour dramatique cette année, avec la mort de trois élèves ?

Dr Koualkou Albert Yao : Cela fait plus d’une décennie que les cours sont arrêtés dans les établissements d’enseignement secondaires publics par des élèves, sous le prétexte que ceux-ci veulent aller en congé de Noël plus rapidement. Ce phénomène des « congés anticipés » de décembre a surgi dans l’espace scolaire dans les années 1990 et n’a ensuite pas cessé de prospérer.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte