Sécurité

Bénin : libération de neuf marins enlevés pendant neuf jours

Les actes de piraterie se sont accrus de 76% dans le golfe de Guinée en 2016.

Les actes de piraterie se sont accrus de 76% dans le golfe de Guinée en 2016. © Mate 2nd Class Michael Sandberg / U.S. Navy photo Public Domain

Neuf marins philippins d’un cargo norvégien enlevés par des pirates présumés début novembre près du port de Cotonou, au Bénin, ont été libérés après 35 jours de captivité, ont annoncé mardi les autorités norvégiennes.

La Direction norvégienne des affaires maritimes a indiqué dans un communiqué avoir été informée que « les neuf membres d’équipage qui avaient été kidnappés sur le MV Bonita ont été relâchés et sont indemnes ».

Chargé de gypse, le Bonita avait été attaqué le 2 novembre 2019 alors qu’il était à l’ancrage à environ 9 milles de la rade du port de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Huit des membres de l’équipage et le commandant du navire avaient été enlevés dans ce que les autorités portuaires avaient qualifié d’ »acte de piraterie ».

Pas de détail à propos de la libération

Dans un communiqué distinct, l’armateur norvégien du navire, la compagnie Ugland, a confirmé, photo à l’appui, que les neuf marins philippins avaient été libérés vendredi et avaient rejoint leurs familles aux Philippines.

« Inutile de dire que la captivité a été une expérience très difficile pour eux », a indiqué l’armateur. Ugland n’a pas précisé les circonstances de la libération de ses employés.

Le Golfe de Guinée, qui s’étend du Cameroun jusqu’au Liberia, est devenu la région maritime la plus dangereuse au monde. Les attaques de bateaux et les enlèvements contre rançon sont relativement fréquents, bien que le plus souvent concentrés le long de la côte nigériane, d’où sont originaires les pirates. Ils détournent parfois les navires pendant plusieurs jours, le temps de piller les soutes, et demandent d’importantes rançons avant de libérer l’équipage.

La piraterie dans le Golfe, qui abrite les deux principaux pays producteurs d’or noir d’Afrique subsaharienne, le Nigeria et l’Angola, a sérieusement perturbé cette voie de transport maritime international essentielle au continent, et coûté des milliards de dollars à l’économie mondiale.

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