Politique

Éthiopie : Abiy Ahmed associe l’ex-frère ennemi érythréen à son Nobel de la paix

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 10 décembre 2019 à 15h40
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, en recevant son Nobel de la paix mardi 10 décembre 2019.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, en recevant son Nobel de la paix mardi 10 décembre 2019. © Stian Lysberg Solum/AP/SIPA

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a associé l’ex-frère ennemi érythréen au Nobel de la paix qu’il a reçu mardi 10 décembre au titre de ses efforts de réconciliation entre les deux pays.

« J’accepte cette récompense au nom des Éthiopiens et des Érythréens, en particulier ceux qui ont fait le sacrifice ultime pour la cause de la paix », a déclaré Abiy Ahmed, après s’être vu remettre le prix dans l’Hôtel de Ville d’Oslo.

« J’accepte cette récompense au nom de mon partenaire et camarade de paix, le président (érythréen) Issayas Afeworki, dont la bonne volonté, la confiance et l’engagement ont été déterminants pour mettre fin à deux décennies d’impasse entre nos pays », a-t-il ajouté.

Le 9 juillet 2018, à l’issue d’une rencontre historique à Asmara, la capitale érythréenne, Abiy Ahmed, trois mois seulement après sa prise de fonction, avait mis fin avec Issayas Afeworki à 20 ans d’état de guerre. « Nous avions compris que nos nations ne sont pas ennemies mais que nous étions plutôt victimes d’un même ennemi qui s’appelle la pauvreté », a expliqué le chef du gouvernement éthiopien mardi.

Un processus de paix « au point mort »

Le Nobel salue les efforts du jeune dirigeant (43 ans), artisan de cette réconciliation spectaculaire. Annoncé le 11 octobre, il vient aussi primer ses tentatives de médiation dans une région tourmentée ainsi que ses réformes visant à démocratiser son pays, longtemps livré à l’autoritarisme.

Mais après des progrès spectaculaires, le vent a toutefois tourné. L’Éthiopie est aujourd’hui déchirée par des violences intercommunautaires, et le processus de paix avec l’Érythrée semble à l’arrêt.

« Ce travail semble être au point mort », a d’ailleurs noté la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen. « Le comité Nobel norvégien espère que vos réalisations antérieures, conjuguées au surcroît d’encouragement que représente le prix de la paix, inciteront les parties à poursuivre la mise en oeuvre des traités de paix », a-t-elle dit.

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