Société

Algérie : Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal condamnés à 15 et 12 ans de prison

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Mis à jour le 11 décembre 2019 à 19:32

Ahmed Ouyahia, ancien Premier ministre et « homme des sales besognes » de l’ère Bouteflika, placé en détention provisoire mercredi 12 juin 2019 (image d’illustration). © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Les deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme, a annoncé mardi matin le tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger. Les autres ministres et hommes d’affaires inculpés ont également écopé de lourdes peines.

Le tribunal algérois de Sidi M’Hamed a rendu son verdict, mardi 10 décembre. Si les deux anciens chefs du gouvernement Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont été condamnés à quinze et douze ans de prison ferme, c’est l’ex-ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb (en fuite) qui a reçu la plus lourde peine, avec vingt ans d’emprisonnement.

Les ex-ministres de l’Industrie Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi ont également écopé de dix ans de prison ferme. Ali Haddad, l’ex-patron des patrons, et les hommes d’affaires Ahmed Mazouz, Hassen Arbaoui et Mohamed Baïri, ont été condamnés respectivement à sept, sept, six, et trois ans de détention.

Des sentences de cinq et trois ans d’emprisonnement ont également été prononcées à l’encontre de l’ex-wali de Boumerdès, Nouria Yamina Zerhouni, et du fils d’Abdelmalek Sellal, Farès. Quant à l’ex-ministre des Travaux publics Abdelghani Zâalane, contre lequel le procureur avait requis dix ans, il a été acquitté.

Portant sur des malversations autour du marché du montage automobile en Algérie, ce vaste procès anti-corruption impliquant de nombreux caciques du régime de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika avait débuté mercredi dernier et était très suivi en Algérie. Le verdict intervient dans un contexte particulier, deux jours avant l’élection présidentielle du 12 décembre.