Politique

Présidentielle algérienne : tensions pour le premier jour de vote à l’étranger

Des opposants à l'élection présidentielle défilant dans les rues d'Alger, vendredi 6 décembre 2019 (image d'illustration).

Des opposants à l'élection présidentielle défilant dans les rues d'Alger, vendredi 6 décembre 2019 (image d'illustration). © Toufik Doudou/AP/SIPA

Plusieurs rassemblements de protestation ont eu lieu en France, aux abords des consulats algériens, où des bureaux de vote sont ouverts jusqu’au 12 décembre pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Le vote des expatriés algériens à l’élection présidentielle s’est ouvert sous tension samedi, avec des manifestations devant les consulats de plusieurs villes françaises, dont Bobigny (région parisienne) et Saint-Étienne (centre-ouest).

À Bobigny, quelque 150 manifestants étaient présents devant le consulat où est organisé jusqu’au 12 décembre le vote pour les expatriés.

« Les gens qui venaient voter ont été copieusement insultés », décrit une source policière. Certains manifestants criaient « traîtres », ajoute-t-elle. Plusieurs dizaines de protestataires se sont également rassemblés près du consulat à Paris, pour contester l’élection et dénoncer le pouvoir en place.

« Nous sommes ici comme nos concitoyens et confrères en Algérie pour rejeter l’interférence du militaire dans le politique et demander que le pouvoir revienne aux civils », explique ainsi Moussaab.

Une centaine de personnes ont également protesté dans le calme devant le consulat de Nanterre, près de Paris, a indiqué la préfecture des Hauts-de-Seine.

À Saint-Etienne, une cinquantaine de personnes rassemblées devant le bâtiment ont scandé des slogans hostiles au pouvoir en place. Outre des drapeaux algériens, ils ont brandi des pancartes « Non au vote », « Non au recyclage du système mafieux » ou « Celui qui vote du 7 au 12 décembre est un traître ».

Des votants conspués par les manifestants

Un service de sécurité privée était présent à l’entrée du consulat pour faciliter l’accès des votants, tandis que des policiers surveillaient la manifestation à distance. Ceux qui pénétraient dans le bâtiment pour participer au scrutin étaient filmés par des téléphones portables et conspués par les contestataires qui les insultaient de « traîtres », « bâtards », « assassins » ou « voyous ».

« Les cinq candidats qu’on nous propose ont été mis en place par le gouvernement actuel qui est illégitime. Avant d’organiser des élections, il faut l’installation par l’armée d’un gouvernement de transition qui permette au Hirak de s’organiser », a déclaré l’un des jeunes hommes présents.

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