Télécoms

Télécoms : le PDG d’Orange modère ses ambitions concernant Ethio Telecom

Stephane Richard, PDG du groupe Orange

Stephane Richard, PDG du groupe Orange © Vincent Fournier/Jeune Afrique/2017

Devant les investisseurs et la presse réunis mercredi, le PDG d’Orange s’est montré très prudent quant à la capacité de l’Éthiopie à privatiser rapidement son secteur des télécoms.

S’il confirme son intérêt pour le marché éthiopien via une potentielle entrée au capital d’Ethio Telecom, Stéphane Richard, PDG de l’opérateur français Orange, se montre davantage séduit par l’acquisition d’une des deux licences – devant être octroyées à la mi-mars – que par une prise de participation minoritaire dans l’unique opérateur du pays : « Je me méfie de ceux qui me poussent gentiment vers Ethio Telecom « , a-t-il déclaré, mercredi 4 décembre, en marge de la présentation de la stratégie 2025 du groupe présent dans 18 pays du continent via son entité Orange Afrique et Moyen-Orient (OMEA).

Selon le dirigeant, la situation politique du pays, les caractéristiques de son marché et celles inhérentes à Ethio Telecom compliquent le processus : « C’est un opérateur historique monopolistique d’un pays anciennement communiste. En termes de performance, je ne pense pas qu’on soit dans le top mondial », lance-t-il avec ironie, soulignant la vétusté du réseau 2G national.

Une entrée en bourse d’OMEA « techniquement prête »

« On connaît les projets de privatisation mais pas le détails des règles », ajoute-t-il, précisant qu’Orange a ouvert un bureau à Addis-Abeba pour maintenir le dialogue. Avec près de 100 millions d’habitants, un faible taux de pénétration de la téléphonie mobile et un réseau entier à créer, l’Éthiopie reste néanmoins un objectif « excitant » selon le dirigeant.

D’ici 2025, ce pays d’Afrique de l’Est devrait connaître une croissance de 11 % et engendrer 18 millions de nouveaux abonnés mobile, estime un récent rapport de la fédération professionnelle des télécoms, GSMA.

Le projet éthiopien pourrait également justifier une potentielle entrée en bourse (IPO) d’OMEA, précise le dirigeant. Celle-ci reste conditionnée à la définition d’un projet « lisible » de croissance stratégique sur le continent. « Nous ne voulons pas que l’entrée en bourse soit perçue comme un désengagement d’Orange en Afrique comme cela l’a pu l’être pour Bharti Airtel ou Telefonica. L’IPO dépendra donc aussi des marchés et de la valorisation d’OMEA », conclut Stéphane Richard.

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