Justice

Guinée : les principaux leaders du FNDC remis en liberté provisoire

Des manifestants lors des marches contre la réforme constitutionnelle en Guinée, le 24 octobre 2019 (image d'illustration).

Des manifestants lors des marches contre la réforme constitutionnelle en Guinée, le 24 octobre 2019 (image d'illustration). © Youssouf Bah/AP/SIPA

La justice guinéenne a remis en liberté provisoire dix responsables et militants d’opposition à l’origine des manifestations qui secouent le pays depuis le début du mois d’octobre. Leur procès en appel est prévu pour le 5 décembre.

L’annonce de leur remise en liberté jusqu’à leur procès en appel, le 5 décembre, a été saluée aux cris de « Liberté ! Liberté ! », scandés par des centaines de leurs partisans massés dans la salle d’audience et à l’extérieur du tribunal de Conakry. Ces opposants avaient été reconnus coupables d’avoir causé des troubles graves, en appelant les Guinéens à manifester contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, et à paralyser l’économie guinéenne à partir du 14 octobre.

Liberté provisoire

Jeudi, les avocats des dix opposants condamnés en première instance à des peines allant de 6 mois à deux ans ferme ont obtenu devant la Cour d’appel le report d’une semaine de l’audience sur le fond pour préparer leur défense, ainsi que leur remise en liberté d’ici là. « Nous avons toujours dit que ce procès n’avait pas de raison d’être », a réagi l’un des avocats, Me Mohamed Traoré, avant d’insister : « Nous allons encore nous battre pour que le juge en appel sache qu’on a condamné des innocents en première instance. » « Nous avons gagné une bataille, mais le 5 décembre, nous allons gagner la guerre », a abondé un militant du FNDC, Saloum Assia Cissé.

« Nous prenons acte de cette décision de remise en liberté et laissons la justice faire son travail en toute indépendance. Ce qui est une exigence démocratique », a déclaré à Jeune Afrique Souleymane Keita, conseiller chargé de mission à la présidence de la république et membre du bureau politique du parti au pouvoir, le RPG-Arc-en-Ciel. « Nous espérons que la justice veillera au respect des lois de la République », a-t-il ajouté.

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