Défense

Mali : l’armée française dément que l’accident d’hélicoptères soit dû à des tirs jihadistes

Le chef d'état-major des armées françaises, le général François Lecointre, au mémorial du Mont Valérien, à Suresnes, le 18 juin 2018.

Le chef d'état-major des armées françaises, le général François Lecointre, au mémorial du Mont Valérien, à Suresnes, le 18 juin 2018. © Charles Platiau/AP/Sipa

La collision entre les deux hélicoptères lundi soir au Mali, qui a causé la mort de 13 soldats français, n’est pas due à des tirs ou à une action des jihadistes qu’ils combattaient, a affirmé vendredi le chef d’état-major de l’armée française, contrairement à la revendication la veille de l’État islamique.

Dans une interview à Radio France Internationale, le général François Lecointre a démenti l’affirmation avancée la veille par le groupe État islamique, qui se réjouissait que des tirs de jihadistes avaient mené à la collision. « C’est absolument faux », a-t-il déclaré. « Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu collision dans une opération de combat très complexe, qui nécessite (…) une très fine coordination. » « Il n’y a pas eu de prise à partie par les jihadistes qui étaient poursuivis et marqués au sol. Il n’y a pas eu de retrait d’un appareil face à un tir de jihadistes », a encore affirmé le chef d’état-major de l’armée française.

Dans un communiqué publié jeudi sur ses chaînes Telegram habituelles, l’EI a affirmé avoir tendu une embuscade à un convoi de soldats français dans la région de Ménaka, et des affrontements ont éclaté.

Un hélicoptère transportant des renforts pour aider les troupes au sol a tenté d’atterrir sur le lieu de l’embuscade, mais « les soldats du califat ont tiré en direction de l’appareil, le forçant à se retirer et au final il est entré en collision avec un autre hélicoptère causant la mort de 13 soldats », selon le communiqué.

Les deux hélicoptères militaires français sont entrés en collision lundi durant une opération de combat de nuit contre des jihadistes dans le sud du Mali. Selon l’armée française, ils avaient été appelés en appui de commandos parachutistes engagés contre des ennemis, dans un secteur où la force antijihadiste française Barkhane mène régulièrement des opérations contre les groupes armés, dont le groupe État islamique au Grand Sahara (EIGS).

 

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