Économie

Gabon : IG Telecom sur orbite

IG Telecom est devenu, en dix ans, le premier opérateur VSAT pour l’ensemble de la  zone Cemac. Le groupe gabonais, qui n’entend pas s’arrêter là, lorgne déjà la Côte d’Ivoire et le Nigeria.

Mis à jour le 30 mars 2018 à 15:20

L’netreprise gabonaise a investi un créneau très porteur. © Magispo/wikiCommons

Une décennie a suffi à IG Telecom pour devenir le premier opérateur VSAT [technique de communication bidirectionnelle par satellite] pour l’ensemble de la Cemac, avec plus de 500 antennes paraboliques installées dans la zone. « Dès que la fibre optique est trop chère, la transmission par satellite devient la solution la mieux adaptée sur le plan économique », précise Alain Bâ Oumar, directeur général de l’entreprise gabonaise.

Surtout en Afrique centrale, où les infrastructures de télécommunications sont peu développées. C’est justement en comblant ce manque qu’IG Telecom s’est fait une place sous le soleil de la Cemac. Au Gabon d’abord, qui, à lui seul, pèse 80 % du chiffre d’affaires de la société, estimé par son patron à 12 millions de dollars (8,8 millions d’euros) en 2013.

En plus de sa nouvelle offre satellite Triple Net [pour la radio, la télévision, l’audio, internet et le VOIP], qui permet, depuis 2012, aux zones rurales de recevoir la télévision, la radio et l’internet haut débit, IG Telecom détient également 50 % du marché gabonais du GSM. En attendant l’arrivée imminente de la 4G à Libreville et à Port-Gentil.

Potentiel régional

Mais c’est encore en direction des autres pays de la sous-région qu’Alain Bâ Oumar porte toute son attention depuis quelques années. « Leur potentiel est si important qu’il doit nous permettre de tripler nos résultats d’ici à cinq ans », souligne-t-il. IG Telecom a signé son premier gros contrat en dehors du Gabon début 2013 en s’engageant au Congo pour équiper les 29 gares du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO) des moyens de télécommunications dernier cri.


>>> À LIRE – Pourquoi l’Afrique n’a pas la fibre numérique


L’opérateur est également présent à São Tomé-et-Príncipe. « Et nous sommes en pourparlers avec la Côte d’Ivoire », dévoile Alain Bâ Oumar, qui garde aussi un œil sur le Cameroun et le Nigeria.

Expansion

C’est justement afin de poursuivre sa stratégie d’expansion dans la sous-région que ce quinquagénaire, passé par la France et les États-Unis, a commencé à ouvrir le capital d’une société dont il est longtemps resté l’actionnaire unique.

« Nous sommes à une période charnière, avec beaucoup d’occasions à saisir. Il est donc très important de disposer des moyens financiers qui nous permettront de passer à la vitesse supérieure », reprend ce Gabonais, également détenteur d’un passeport américain.