Politique

RDC : Kinshasa annonce des opérations militaires conjointes avec la Monusco à Beni

Des casques bleus tanzanien lors d'un entraînement dans le Nord-Kivu, en 2013.

Des casques bleus tanzanien lors d'un entraînement dans le Nord-Kivu, en 2013. © MONUSCO/Sylvain Liechti

La présidence de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé lundi des « opérations conjointes entre l’armée nationale et la Monusco (Mission des Nations unies au Congo) » à Beni, dans l’est du pays, « afin d’assurer la paix et la sécurité à la population civile ».

La présidence a également annoncé dans un communiqué « l’installation d’un quartier général avancé des forces armées à Beni », à l’issue d’une réunion urgente d’un « Conseil de sécurité » à Kinshasa présidé par le chef de l’État Félix Tshiskedi, en présence de la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougi. Aucune date n’a été précisée pour le lancement de ces opérations conjointes annoncées après un nouveau massacre de huit civils à Beni, dans la nuit de dimanche à lundi, attribué au groupe armé des Forces démocratiques alliées (ADF).

La mission onusienne « va renforcer la coopération avec ses partenaires et travailler étroitement avec les autorités pour trouver conjointement des solutions en faveur de la population de Beni », a-t-elle indiqué dans un communiqué après l’annonce de la présidence.

« Indifférence des autorités de Kinshasa »

La nouvelle tuerie attribuée au groupe armé ADF (Forces de défense alliées) a provoqué la colère des habitants de Beni, qui dénoncent l' »indifférence des autorités de Kinshasa et « l’inaction » des Casques bleus présents sur place. Un bureau de l’ONU a été saccagé et partiellement incendié lundi à Beni par les manifestants, qui ont aussi mis le feu à la mairie de la ville.

Au total, 77 civils ont été tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs, dans le Nord-Kivu, selon un comptage du Groupe d’étude du Congo (GEC) de l’Université de New York. Il s’agit, selon les experts, de représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l’armée congolaise.

L’armée congolaise a annoncé son offensive sans la Monusco, qui dispose d’une force de quelque 16 000 hommes en RDC et d’une force d’intervention rapide à Beni. Le mandat de la Monusco doit être renouvelé au Conseil de sécurité des Nations unies d’ici à la fin de l’année.

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