Société

Burundi : le maire de Bujumbura restreint les heures d’accès aux bistrots

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 23 novembre 2019 à 16h33
Un restaurant, dans le quartier de Musaga, à Bujumbura, le 23 juillet 2015.

Un restaurant, dans le quartier de Musaga, à Bujumbura, le 23 juillet 2015. © Will Swanson/AFP

Le maire de Bujumbura, la capitale économique du Burundi, a restreint les heures d’accès aux bistrots dans le but de favoriser la croissance économique et préserver la santé de ses administrés, a annoncé la radio nationale (RTNB) samedi 23 novembre.

« Les débits de boisson sont ouverts de 17h00 à 21h00 les jours ouvrables et de 13h00 à 21h00 pour les jours fériés », a ordonné vendredi le maire, Freddy Mbonimpa, en présentant les décisions du Conseil municipal.

« C’est une mesure prise pour corriger des défaillances constatées dans certains domaines. (…) Il y a plusieurs endroits aujourd’hui où les gens sont en train de boire à 09h00, 10h00 du matin et d’autres où les gens boivent à 1h du matin jusqu’à l’aube et tous ces gens ne produisent pas », a dénoncé le premier magistrat de l’ancienne capitale d’un pays grand consommateur de bière.

« Si nous avons limité les heures d’accès aux cabarets, c’est pour un intérêt économique » et des raisons de santé publique, a-t-il ajouté. « Nous avons constaté que les gens ne sont occupés à produire, mais vous aller les trouver au cabaret, (…), il faut contraindre ces gens à aller au boulot (…), lorsque nous parlons de gens qui boivent toutes les nuits, c’est une question de santé publique, de sécurité et d’économie », a-t-il plaidé.

Interdiction du commerce ambulant à Mukaza

Un cabaretier s’est plaint d’«une mesure unilatérale prise sans tenir compte de la réalité du pays ». « On ne gagnait presque plus rien à cause de la crise économique qui frappe de plein fouet le Burundi« , a-t-il dit.

Le maire de Bujumbura a également interdit le commerce ambulant dans la commune de Mukaza, qui abrite la quasi totalité de l’administration, des ambassades, des commerces et des industries dans le centre, ainsi que « la vente des unités de téléphone sous les parapluies » sur toute l’étendue de la mairie de Bujumbura.

Plusieurs milliers de jeunes chômeurs exerçaient ces métiers, selon une source syndicale burundaise. « C’est une décision catastrophique qui risque de priver des milliers de jeunes de gagne-pain, mais personne ne peut protester aujourd’hui par peur de la répression », a expliqué cette source, sous couvert d’anonymat.

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