Sécurité

Congo : « Il faut privilégier le dialogue à la violence », plaide François Louncény Fall

François Louncény Fall, représentant spécial de l'ONU en Afrique centrale.

François Louncény Fall, représentant spécial de l'ONU en Afrique centrale. © Vincent Fournier/JA

En appelant l’opposition congolaise à lever les préalables qu’elle fixe à sa participation au dialogue national initié par le président Denis Sassou Nguesso, le représentant spécial de l’ONU en Afrique centrale a provoqué la polémique. Accusé de « vouloir faire plaisir au pouvoir », il affirme au contraire agir en toute impartialité. Entretien.

Alors que le dialogue national voulu par le président Denis Sassou Nguesso dans la perspective de la présidentielle de 2021 doit se tenir dans les semaines qui viennent, les travaux préparatoires, entamés au début du mois d’octobre, sont en effet critiqués par une partie de l’opposition. « Nous sommes attachés au dialogue, mais celui que prépare le Conseil national du dialogue sera un simulacre », accuse ainsi Claudine Munari, présidente de la Fédération de l’opposition congolaise.

L’ancien Premier ministre guinéen François Louncény Fall, nommé représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale en février 2017, n’en maintien cependant pas moins son appel, et insiste notamment sur le fait qu’un tel dialogue a pu avoir des retombées positives au Tchad voisin.

Jeune Afrique : Vous revenez de Brazzaville, où vous avez appelé les acteurs politiques congolais à participer à un dialogue national sans préalables avant la présidentielle de 2021. En quoi ce dialogue est-il nécessaire, selon vous ?

François Louncény Fall : Les Nations unies ont toujours encouragé les gouvernements et les acteurs politiques à privilégier le dialogue en opposition à la violence. L’expérience acquise dans ce domaine dans plusieurs pays témoigne des gains importants pour la paix issus de ce type de dialogues.

C’est pourquoi nous conseillons de saisir cette opportunité pour adresser toutes les questions qui préoccupent les acteurs. Car si ces questions étaient déjà réglées, il n’ y aurait aucun intérêt à organiser des dialogues. C’est en cela que nous avons lancé notre appel à Brazzaville.

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