Politique

Guinée – Damantang Camara : « Il faut éviter tout ce qui peut occasionner des pertes en vies humaines »

Albert Camara Damantang, lors de sa prise de fonction en tant que ministre de la Sécurité, le 16 novembre 2019.

Albert Camara Damantang, lors de sa prise de fonction en tant que ministre de la Sécurité, le 16 novembre 2019. © DR / Albert Camara Damatang

Nommé ministre de la Sécurité dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la révision constitutionnelle, et alors que les manifestations de l’opposition se succèdent, Damantang Albert Camara reconnaît des « erreurs » dans la gestion de l’ordre public, mais accuse également « ceux qui favorisent les violences pendant les manifestations ». Entretien.

Un an après avoir été poussé vers la sortie d’un gouvernement dont il fut le porte-parole et le ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail sur fond de grève dans le secteur de l’Éducation, Damantang Albert Camara est de retour.

À la faveur du mini-remaniement du 11 novembre dernier, il a été nommé ministre de la Sécurité et de la protection civile. Un poste tout à la fois stratégique et en premier ligne, dans un contexte de très fortes tensions politiques, où il remplace un Alpha Ibrahima Keira dont plusieurs observateurs estiment qu’il a payé des erreurs de communication, voire de gestion de son ministère, dans une période compliquée.

Fidèle partisan d’Alpha Condé – auquel il affirme lier son destin au point d’affirmer son intention, à 55 ans, de se retirer de la vie politique si son mentor venait à le faire – , Damantang Albert Camara est aussi un fervent partisan d’une révision constitutionnelle dont les opposants craignent qu’elle ouvre la voie à une candidature du président guinéen à un troisième mandat.

Jeune Afrique : Vous prenez vos fonctions dans un contexte tendu, alors que les manifestations sont hebdomadaires. En tant que ministre de la Sécurité, comment abordez-vous cette responsabilité ?

Damantang Camara : Je compte sur la responsabilité de chacun et de tous. Nous sommes effectivement dans un contexte difficile. Mais notre pays est en train de s’enraciner dans la démocratie. Cela impose des sacrifices. Les prises de position des uns et des autres doivent tenir compte de notre passé, du fait qu’il y a des choses que nous continuons à apprendre. Il faut de la bonne volonté de part et d’autre et, surtout, garder à l’esprit qu’il n’y a rien de plus sacré que la sécurité et la vie des gens. Il faut éviter tout ce qui peut occasionner des pertes en vies humaines.

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