Elections

Guinée-Bissau – Domingos Simões Pereira : « Il faut rendre la Constitution plus cohérente »

Domingos Simões Pereira, le président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).

Domingos Simões Pereira, le président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). © SYLVAIN CHERKAOUI POUR JA

L’ex-Premier ministre Domingos Simões Pereira sera le candidat du PAIGC, parti majoritaire à l’Assemblée bissau-guinéenne, et défiera notamment le président José Mário Vaz lors de l’élection présidentielle du 24 novembre. Dans quel contexte et avec quel programme ? Entretien.

L’ancien chef du gouvernement Domingos Simões Pereira, dit DSP, espère tenir sa revanche. Il y a plus de quatre ans, en août 2015, son limogeage par José Mário Vaz, chef de l’État sortant, précipitait le pays dans une crise institutionnelle, sur fond de brouille politique entre les deux rivaux.

Depuis, une valse de Premiers ministres et d’équipes gouvernementales lui a succédé, sans qu’une issue ne soit trouvée. La victoire aux législatives du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), l’ex-formation unique dirigée par DSP, n’y a rien changé. Ces derniers mois, José Mário Vaz, dit Jomav, candidat indépendant à un deuxième mandat, avait refusé de nommer son rival à la primature.

DSP, 56 ans, a donc changé de stratégie. Cette fois, il a décidé de se porter lui-même candidat à la présidence. Programme, ambiance de campagne, climat de tensions : entre deux meetings, DSP a confié à Jeune Afrique ses ambitions et ses craintes. Tout en décochant quelques flèches à ses concurrents.

Jeune Afrique : La Cedeao, médiatrice dans la crise bissau-guinénne, est accusée « d’ingérence » par plusieurs de vos adversaires, dont José Mário Vaz et Umaro Sissoco Embaló. Quel regard portez-vous sur ces critiques, qui trouvent un certain écho dans le pays ?

Domingos Simões Pereira : Ils donnent l’impression de critiquer la Cedeao lorsque cela les arrange, et quand l’institution les gêne. Les candidats qui remettent celle-ci en cause aujourd’hui, notamment le président de la République, sont pourtant protégés par les soldats de l’Ecomib [la force d’interposition de l’organisation ouest-africaine]. S’ils dénoncent sa présence, pourquoi acceptent-ils sa protection ?

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