Politique

Guinée-Bissau : l’armée ne pense plus « à fomenter des coups d’État », rassure son chef

Des soldats en Guinée-Bissau.

Des soldats en Guinée-Bissau. © Youssouf Bah/AP/SIPA

L’armée en Guinée-Bissau ne pense plus « à fomenter des coups d’Etat » et ne se mêle plus de politique, a affirmé samedi son chef, malgré la crise entre le président José Mario Vaz et son Premier ministre Aristides Gomes, à une semaine de la présidentielle.

« Je veux rassurer la communauté internationale, en particulier l’Ecomib (la force dans le pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Cédéao), que les forces armées de Guinée-Bissau ne sont plus intéressées par la politique, encore moins à fomenter des coups d’Etat », a déclaré le Général Biaguê Na Ntam, à l’occasion de la journée nationale des forces armées.

« Si on nous confie la responsabilité de garantir la stabilité pendant l’élection présidentielle, nous le ferons fermement et de manière transparente. Car nous faisons partie de la Cédéao. Moi-même, je suis membre du comité des chefs d’État-major de la Cédéao », a indiqué le général Na Ntam.

« Il n’y aura pas de troupes supplémentaires de la Cédéao ici. (Si des troupes) doivent venir, ce sera probablement des forces de police » et non des soldats, a ajouté le chef de l’armée bissau-guinéenne.

Les chefs des armées du Sénégal, du Niger, du Togo et du Nigeria se sont entretenus vendredi avec le président Vaz. Les discussions ont porté sur les dispositifs à mettre en place pour faciliter la venue des troupes supplémentaires de la Cédéao dans le pays, selon une source à la représentation locale de l’organisation à Bissau.

En raison de la crise politique en Guinée-Bissau, la Cédéao avait craint ouvertement le scénario d’un coup de force dans ce pays. Elle avait décidé de renforcer les effectifs et le mandat d’Ecomib et prévenu que tout recours à l’armée pour imposer un acte illégal « sera considéré comme un coup d’État et entraînera des sanctions à l’encontre des responsables », à l’issue d’un sommet extraordinaire le 8 novembre à Niamey.

Les chefs d’État de la Cédéao avaient alors décidé d’envoyer samedi cinq des leurs à Bissau pour amener le président José Mario Vaz à revenir sur le limogeage, le 28 octobre, du gouvernement du Premier ministre Aristides Gomes, soutenu par la communauté internationale. Cette mission a été reportée, selon une source proche de l’organisation régionale. Le président Vaz avait, après le limogeage de M. Gomes, nommé comme Premier ministre Faustino Imbali qui a démissionné le 8 novembre sous la pression de la communauté internationale, menée par la Cédéao.

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