Télécoms

Télécoms : ultime opération séduction au Cap pour la libéralisation du secteur éthiopien

Réservé aux abonnés | | Par - Envoyé spécial au Cap
Mis à jour le 15 novembre 2019 à 17h39
Balcha Reba, directeur général de l'Autorité éthiopienne des communications au salon AfricaCom du Cap.

Balcha Reba, directeur général de l'Autorité éthiopienne des communications au salon AfricaCom du Cap. © Quentin Velluet/Jeune Afrique/2019.

Présent au salon AfricaCom, qui s’est tenu cette semaine au Cap, Balcha Reba, directeur général du régulateur éthiopien des télécoms, s’est affiché en promoteur de la libéralisation économique du pays d’Afrique de l’Est.

L’Éthiopie est au devant de la scène depuis que son premier ministre Abiy Ahmed a reçu le prix Nobel de la Paix en octobre. Et son compatriote, Balcha Reba, directeur général de la jeune Autorité éthiopienne des communications (ECA) compte bien en profiter.

Invité à présenter le plan de libéralisation du secteur des télécommunications au salon AfricaCom qui s’est tenu au Cap du 12 au 14 novembre, l’ex-haut fonctionnaire du ministère de l’Innovation et de la Technologie s’est fendu d’un ultime appel à candidature pour les deux nouvelles licences d’opérateur téléphonique –qui doivent être octroyées à la mi-mars 2020– et la prise de participation de 49 % du capital de l’opérateur national, Ethio Telecom.

Associer les investisseurs aux discussions

« Nous vous invitons vivement à venir investir en Éthiopie car c’est un énorme marché de plus de 100 millions de personnes. […] C’est une opportunité immense de venir en tant qu’opérateur ou comme un apporteur de service non seulement dans les télécoms, mais aussi dans l’écosystème général des technologies de l’information et de la communication », estime celui qui, durant l’événement, a été présenté comme l’homme clé de la libéralisation économique du pays.

Deux jours avant cette déclaration à AfricaCom, Balcha Reba, engagé dans la dernière ligne droite des consultations qui prendront fin le 22 novembre, a mené une autre opération de séduction en réunissant les investisseurs à Addis Abeba. Son objectif : discuter du cadre réglementaire à donner au secteur en écoutant leurs revendications.

Une libéralisation aux contours flous

Pour l’heure, 22 candidats, dont le kényan Safaricom auraient déjà fait connaître leur intérêt pour une licence. Du côté d’Ethio Telecom, le processus demeure encore flou alors même que l’entreprise enregistre un chiffre d’affaires de 10,1 milliards de birr éthiopiens (environ 311 millions d’euros) au premier trimestre 2019, en progression de 21 % par rapport à la même période l’année précédente. Son parc d’abonnés est également en hausse de 10 % sur l’année, pour atteindre 44 millions.

Fort de ces résultats, l’opérateur national attire des investisseurs de taille comme Orange ou le duo Safaricom / Vodacom, qui envisage de créer une co-entreprise pour entrer au capital d’Ethio Telecom.

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