Banque de développement

Infrastructures : la Banque africaine de développement entre au capital d’Africa Finance Corporation

Créée en 2007, Africa Finance Corporation est basée à Lagos.

Créée en 2007, Africa Finance Corporation est basée à Lagos. © DR

À travers un investissement de 50 millions d’euros, la BAD entre au capital de l’institution spécialisée dans le financement des infrastructures en Afrique et obtient un siège au sein de son conseil d’administration.

La Banque Africaine de développement (BAD) vient de faire son entrée dans le capital et au conseil d’administration de l’Africa Finance Corporation (AFC) grâce à un investissement de 50 millions de dollars.

L’AFC est une institution financière créée en 2007, visant à catalyser les investissements dans les infrastructures en Afrique (électricité, ressources naturelles, industrie, transports, télécoms…).

Ses interventions se font principalement par le biais de financement en dette, en capitaux propres, par la co-élaboration de projet, le conseil financier ou la gestion de trésorerie.

Les deux institutions les mieux notées du continent

Avec un bilan d’environ 5,07 milliards de dollars, et 6,6 milliards de dollars investis à travers 30 pays africains, l’AFC est la deuxième institution financière multilatérale la mieux cotée du continent (A3 avec perspective stable selon Moody’s), juste derrière la BAD (AAA avec perspective stable selon les quatre principales agences de notation).

Publiquement envisagé depuis octobre 2018, cet investissement s’ajoute à un prêt de 200 millions sur 10 ans que la BAD avait fournit à l’AFC en 2012 et qui est aujourd’hui entièrement décaissé. Il permettra aux deux institutions « d’accélérer le développement et la mise en œuvre des infrastructures sur le continent en approfondissant les possibilités de cofinancement, la mise en œuvre conjointe, le transfert des connaissances et le renforcement des capacités au profit de l’Afrique », annonce la BAD.

23 État africains actionnaires de l’AFC

« Le mandat de l’AFC s’inscrit dans l’objectif stratégique de la BAD d’intégrer, de dynamiser et d’industrialiser l’Afrique », a commenté Samaila Zubairu, le président de l’AFC. Si son capital initial (un milliards de dollars) a été fournit à 42,2 % par la Banque centrale nigériane et le reste par le secteur privé, son actionnariat s’est progressivement élargi depuis, pour réunir 23 États africains, depuis l’adhésion récente du Ghana et de Maurice.

Du côté de la BAD, « ce développement est une évolution naturelle de notre partenariat », a déclaré Akinwumi Adesina, président de l’institution. Ce dernier annonçait fin octobre que le capital de la banque passerait de 93 à 208 milliards de dollars d’ici 2030.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte