Économie

Banque mondiale : les engagements envers l’Afrique à un niveau record

En 2014, le soutien financier de la Banque mondiale aux pays en développement a fortement crû, atteignant 61 milliards de dollars, contre  52,6 milliards en 2013. Les ressources attribuées aux pays d’Afrique subsaharienne sont passées de 14,7 à 15,1 milliards de dollars.

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Mis à jour le 3 juillet 2014 à 13:00

Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. © AFP

Le montant des aides accordées aux pays en développement par la Banque mondiale a enregistré une hausse durant le dernier exercice, indique l’institution dans un communiqué paru le 1er juillet 2014 : s’élevant à 61 milliards de dollars – contre 52,6 milliards en 2013, ces engagements ont visé à “promouvoir la croissance économique, lutter contre la pauvreté et aider les entreprises”, indique la Banque mondiale, à travers un arsenal de 963 instruments financiers environ.

Au premier rang des investissements figure le financement d’infrastructures, qui a atteint 24 milliards de dollars en 2014, soit 40% des ressources engagées par le groupe.

Record

Cette hausse est en grande partie imputable à l’inflation des ressources attribuées aux pays d’Afrique subsaharienne : celles-ci ont atteint 15,1 milliards de dollars durant l’exercice 2014, un montant “record” selon la Banque mondiale, supérieur aux 14,7 milliards de dollars accordés à la même zone régionale durant l’année 2013.

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Ces engagements importants à l’égard du sous-contintent ont été le fait des différentes structures de l’institution : l’Association internationale de développement (IDA) qui a mobilisé 10,2 milliards de dollars, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) qui a apporté 420 millions de dollars, la Société financière internationale (IFC) – 4 milliards de dollars- et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) – 516 millions de dollars de garanties.

Priorité

L’institution dit faire de son engagement en Afrique subsaharienne une priorité : “Nous avons continué à repousser les frontières de nos domaines d’intervention pour travailler dans des environnements difficiles” a déclaré Sri Mulyani Indrawati, directrice générale et directrice des opérations de la Banque mondiale, selon le communiqué de l’institution.

“Nous avons contribué un montant de 1,5 milliard de dollars en faveur de la région durement touchée du Sahel afin de stimuler la croissance économique et sortir la population de la pauvreté dévastatrice”, a-t-elle poursuivi.