Elections

Cameroun : les élections législatives et municipales fixées au 9 février 2020

Une femme vote lors de l'élection présidentielle au Cameroun, le dimanche 7 octobre 2018.

Une femme vote lors de l'élection présidentielle au Cameroun, le dimanche 7 octobre 2018. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le président Paul Biya a convoqué dimanche 10 novembre le corps électoral, en vue des prochaines élections locales fixées au 9 février 2020. Plus d’un an après la présidentielle, ces scrutins s’annoncent déterminants.

Pas de nouveau report. Par un texte lu ce dimanche sur les antennes de la radio nationale camerounaise, Paul Biya a mis fin au suspense en convoquant le corps électoral pour les prochaines élections législatives et municipales. « Le corps électoral est convoqué le dimanche 9 février 2020 à l’effet de procéder à l’élection des députés et des conseillers municipaux », précise un communiqué de la présidence.

Après deux reports consécutifs, les élections locales devraient parachever le processus de renouvellement de la classe politique camerounaise engagé en octobre 2018 avec la présidentielle. Une élection à l’issue de laquelle le président Biya avait été donné vainqueur avec 71%, mais dont les résultats sont toujours contestés par Maurice Kamto, officiellement classé deuxième avec 14% des suffrages.

Doute pour les régions anglophones

Les élections locales permettront ainsi d’évaluer la percée du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) observée dans certaines circonscriptions lors de la présidentielle. Les acteurs de cette formation politique ont d’ores et déjà engagé une campagne de mobilisation de leurs électeurs, ceci bien avant la convocation du corps électoral.

Le doute persiste néanmoins quant à la tenue effective du scrutin dans les régions anglophones. Alors que la situation sécuritaire demeure tendue, plusieurs acteurs de l’opposition avaient appelé à l’implémentation des mesures adoptées à l’issue du grand dialogue national pour mettre fin à la crise, avant toute nouvelle élection.

La dernière session parlementaire de la législature en cours s’ouvrant le 12 novembre, l’adoption des mesures d’apaisement à l’endroit des extrémistes anglophones pourrait être inscrite à l’ordre du jour, afin de permettre la tenue sereine des élections locales dans ces régions.

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