Politique

Législatives à Maurice : le Premier ministre dispose de 42 sièges sur 70

Pravind Kumar Jugnauth deva,t l'Assemblée générale de l'ONU, le 21 septembre 2017.

Pravind Kumar Jugnauth deva,t l'Assemblée générale de l'ONU, le 21 septembre 2017. © Frank Franklin II/AP/SIPA

La coalition du Premier ministre Pravind Jugnauth, qui a largement remporté les législatives de jeudi à l’île Maurice, dispose de 42 sièges sur 70 à l’Assemblée, a annoncé la Commission électorale, qui a procédé samedi soir à la désignation des huit derniers députés parmi les « meilleurs perdants ».

La coalition l’Alliance Morisien (centre droit) de Pravind Jugnauth avait déjà obtenu vendredi soir, à l’issue du dépouillement, la majorité absolue à l’Assemblée, en remportant 38 des 62 sièges de députés élus directement.

Mais la Commission électorale devait encore nommer huit députés parmi les non-élus ayant obtenu les meilleurs scores, selon un système permettant de rééquilibrer la répartition des sièges entre les communautés de ce pays de l’océan Indien.

L’île Maurice est officiellement divisée en quatre groupes ethniques, selon la Constitution de 1968 : les Hindous – majoritaires -, les Musulmans, les Chinois et la « population générale », composée essentiellement de métis dits créoles et de Blancs d’origine européenne.

Pravind Jugnauth reste aux commande de l’île

Samedi soir, la Commission électorale a attribué 4 sièges supplémentaires à l’Alliance Morisien, 3 à l’Alliance nationale (centre gauche) et un au Mouvement militant mauricien (MMM), en faveur principalement de candidats musulmans et de la « population générale ».

Au total, l’AM dispose donc de 42 sièges à l’Assemblée, l’Alliance nationale de 17 sièges et le MMM de 9 sièges. L’Organisation du peuple de Rodrigues (OPR), parti d’une petite île située à quelque 600 kilomètres à l’est de l’île principale, a obtenu deux sièges.

Fort de sa majorité absolue, Pravind Jugnauth, 57 ans, reste aux commandes de l’île, qui depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1968 est l’une des démocraties les plus stables d’Afrique, pour un mandat de cinq ans. Il devrait nommer son nouveau gouvernement dans les prochains jours.

Le Premier ministre sortant a obtenu la légitimité populaire après avoir succédé à son père Anerood Jugnauth en 2017 en tant que chef du MSM, le principal parti de la coalition au pouvoir, sans passer par des élections.

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