Justice

Algérie – Lazhari Bouzid : « L’exécutif doit se retirer du pouvoir judiciaire »

Des centaines d'avocats face à la police anti-émeute alors qu'ils manifestent pour demander le départ d'Abdelaziz Bouteflika, le 23 mars 2019.

Des centaines d'avocats face à la police anti-émeute alors qu'ils manifestent pour demander le départ d'Abdelaziz Bouteflika, le 23 mars 2019. © Anis Belghoul/AP/SIPA

Après dix jours de paralysie de la quasi-totalité des tribunaux du pays, le principal syndicat des magistrats a appelé, le 5 novembre, à suspendre la grève initiée pour dénoncer « la mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire ». Malgré la fin du mouvement, le nouveau président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) s'inquiète de la question de l'indépendance de la justice en Algérie. 

Le bras de fer opposait le ministère de la Justice aux magistrats, ces derniers dénonçant la « la mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire » et l’annulation du changement d’affectation de 3 000 d’entre eux. La confrontation avait atteint son apogée, le 3 novembre, lorsque des unités anti-émeutes, relevant de la gendarmerie nationale, avaient investi la cour d’Oran alors que les grévistes empêchaient l’ouverture de la session criminelle prévue ce jour-là.

Après dix jours de blocage, le syndicat national des magistrats (SNM) a finalement décidé, mardi 5 novembre, de suspendre la grève déclenchée par les juges et les procureurs, causant la paralysie de la quasi-totalité des tribunaux du pays.

L’accord trouvé durant une réunion organisée au siège de la Cour suprême à Alger porte sur quelques-uns des points soulevés par le SNM, également soutenu par des partisans du « Hirak », mouvement de contestation populaire contre le régime. Parmi ces points, un assouplissement du mouvement dans les rangs des magistrats, des améliorations professionnelles et matérielles, comprenant une augmentation salariale, ainsi que la mise en place d’un atelier de travail sur l’indépendance du système judiciaire. Le chemin vers une séparation complète des pouvoirs est toutefois encore long, prévient Lazhari Bouzid, fraîchement nommé à la tête du Conseil national des droits de l’homme (CNDH).

Jeune Afrique : Le bras de fer entre les magistrats et le gouvernement est-il vraiment terminé ?

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte