Diplomatie

Francophonie : Louise Mushikiwabo se sépare de son directeur de cabinet

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 06 novembre 2019 à 16h48
La secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo à Monaco, lors du 108e Conseil permanent de l'organisation, le 29 octobre 2019. En arrière-plan, son ex-directeur de cabinet, le français Nicolas Groper.

La secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo à Monaco, lors du 108e Conseil permanent de l'organisation, le 29 octobre 2019. En arrière-plan, son ex-directeur de cabinet, le français Nicolas Groper. © Antoine Jamonneau/OIF

La secrétaire générale de la Francophonie a officiellement changé de directeur de cabinet lundi 4 novembre. L’ancien magistrat Nicolas Groper est remplacé par Jean-Marc Berthon, le conseiller spécial du président Emmanuel Macron pour la francophonie.

Il aura passé moins d’un an à la tête du cabinet de Louise Mushikiwabo. Nommé en janvier 2019, alors que la Rwandaise prenait ses fonctions au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Français Nicolas Groper a été remercié lundi 4 novembre, selon nos informations.

Il sera remplacé par le conseiller spécial du président Emmanuel Macron pour les droits de l’Homme, les relations avec la société civile, les enjeux globaux, la francophonie, les relations culturelles extérieures et le G7, Jean-Marc Berthon.

Diplomatie française

Avant d’être nommé conseiller du président, ce dernier a quant à lui travaillé aux ambassades de France à Rabat au Maroc, en République Tchèque et en Croatie. Il a également  été conseiller du ministre des Affaires étrangères, auprès duquel, selon nos informations, il suivait déjà les questions liées à la Francophonie.

Le nouveau directeur de cabinet de Louise Mushikiwabo cohabitera huit jours avec son prédécesseur dans les locaux du siège de l’organisation, dans le septième arrondissement de Paris, dans le cadre de la passation de ses fonctions.

Diplômé de Sciences-Po et de l’École nationale d’administration (ENA), nommé aux ambassades françaises au Niger, au Tchad et au Burkina Faso – où il fut premier conseiller de 2016 à 2019 -, Nicolas Groper était également passé par la Cour des comptes.

Soutien de l’Élysée

La candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’OIF, portée par le président rwandais Paul Kagame dont elle fut la ministre des Affaires étrangères, avait été rapidement soutenue par Paris, qui avait mobilisé plusieurs soutiens pour s’assurer de sa victoire face à la canadienne Michaëlle Jean.

Ce changement intervient quelques jours seulement après la 36e conférence ministérielle de la Francophonie. Cette rencontre entre les pays membres de l’organisation a eu lieu les 30 et 31 novembre dernier à Monaco – événement auquel Nicolas Groper était présent, mais pas Jean-Marc Berthon.

L’occasion pour la secrétaire générale de présenter son « plan de bataille » pour l’organisation, qui fêtera son cinquantenaire l’année prochaine lors du sommet de Tunis, les 12 et 13 décembre 2020.

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