Justice

Algérie : le bras de fer se durcit entre les magistrats et le ministre de la Justice

Des magistrats de la Cour suprême se tiennent sur les marches du tribunal pour protester à Alger, le lundi 4 novembre 2019, contre la répression policière dimanche contre la cour d'appel d'Oran, dans le nord-ouest de l'Algérie.

Des magistrats de la Cour suprême se tiennent sur les marches du tribunal pour protester à Alger, le lundi 4 novembre 2019, contre la répression policière dimanche contre la cour d'appel d'Oran, dans le nord-ouest de l'Algérie. © Fateh Guidoum/AP/SIPA

Alors que les magistrats sont en grève depuis une semaine pour protester contre une décision du ministère de muter plusieurs milliers d'entre eux, le syndicat national de la magistrature (SNM) a appelé à la démission du ministre de la Justice Belkacem Zeghmati après la répression, dimanche, des juges à la cour d'Oran par les forces anti-émeutes.

Les tribunaux algériens étaient toujours à l’arrêt ce lundi 4 novembre, refusant d’appliquer l’ordonnance du tribunal administratif de Tipaza. La veille,  ce dernier a jugé « illégale » la grève des magistrats qui « empêche le fonctionnement normal de la justice, et impacte l’intérêt du citoyen », selon un communiqué.

Ce matin, la force publique a une nouvelle fois été réquisitionnée alors que des présidents et procureurs devaient prendre leurs nouvelles fonctions dans les tribunaux de Sidi-M’Hamed, Cheraga et Bir-Mourad-Raïs, dans la capitale algérienne. Au même moment, des dizaines de magistrats, en toge, observaient un sit-in sur le parvis de la Cour suprême, sur les hauteurs de la ville, en solidarité avec leurs confrères violentés à Oran par les forces de l’ordre.

La journée de dimanche a en effet marqué un tournant dans le bras de fer engagé entre le syndicat national de la magistrature (SNM) et le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, qui dure depuis plus d’une semaine. Dans la matinée, les unités anti-émeutes, relevant de la gendarmerie nationale, ont investi la cour d’Oran alors que les grévistes empêchaient l’ouverture de la session criminelle prévue ce jour-là. Le SNM a dénoncé un « grave dérapage » et décidé de suspendre toute médiation ou dialogue jusqu’à  la démission du ministre de la Justice. Les images de ce recours à la force ont fait le tour des réseaux sociaux et provoqué de nombreuses critiques.

« Comportement inacceptable »

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