Sécurité

Mali : l’État islamique revendique deux attaques meurtrières dans la région de Ménaka

Un convoi de l'armée malienne roule à travers le sable dans le désert entre Gao et Anefis, en juillet 2013 (photo d'illustration).

Un convoi de l'armée malienne roule à travers le sable dans le désert entre Gao et Anefis, en juillet 2013 (photo d'illustration). © Rebecca Blackwell/AP/Sipa

Le groupe jihadiste État islamique a revendiqué l'attaque dans laquelle 49 soldats maliens sont morts vendredi dans la région de Ménaka, ainsi que celle d'un militaire français, victime d'un engin explosif samedi lors d'une opération.

L’Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque menée vendredi contre l’armée malienne à Indelimane, dans la région de Ménaka, et qui a coûté la vie à 49 soldats et à un civil. C’est l’une des plus graves subies par l’armée malienne. Le groupe jihadiste a également revendiqué la mort d’un militaire français samedi dans la même région. Le porte-parole de l’état-major français des armées, Frédéric Barbry, a affirmé à l’AFP que le décès du Français n’a « aucun lien » avec l’attaque contre les forces armées maliennes. « Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (…) près d’Indelimane, dans la même région, en déclenchant un engin explosif », indique l’EI dans un communiqué signé « Province Afrique de l’Ouest », publié sur ses chaînes Telegram.

Le véhicule du Français « a été frappé par un engin explosif », alors qu’il faisait partie d’un détachement « engagé dans une escorte de convoi » à 20 km d’Indelimane, dans la région de Ménaka, près de la frontière avec le Niger, ont précisé le ministère français des Armées et l’état-major. La victime, le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, qui faisait partie du premier régiment de Spahis de Valence, est mort après « le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », avait auparavant annoncé la présidence française dans un communiqué.

« Pleine solidarité »

La ministre des Armées, Florence Parly, a immédiatement annoncé qu’elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ». Le président Emmanuel Macron a salué « le sacrifice » du militaire, et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d’armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ». Emmanuel Macron a assuré « de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances ».

« Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière », a poursuivi la ministre des Armées dans un communiqué.

Deux autres militaires de ce régiment avaient été tués le 21 février 2018 par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule entre les villes de Gao et Ménaka, dans la zone dite « des trois frontières ». Basés à Valence, les 750 militaires du premier régiment de Spahis, héritiers des traditions du prestigieux régiment de Spahis marocains, participent à la plupart des opérations extérieures françaises. Ils portent le burnous, une longue cape et sont coiffés de la chechia en laine.

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