Politique

Éthiopie : 409 individus arrêtés après les violences de la semaine dernière

Abiy Ahmed

Abiy Ahmed © Lee Jin-man/AP/SIPA

Le gouvernement a défendu jeudi sa réponse apportée aux manifestations violentes qui ont fait au moins 78 victimes la semaine dernière. Le Premier ministre Abiy Ahmed, qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix, est en première ligne des critiques.

Plus de 400 personnes ont été arrêtées à la suite des violences qui ont fait 78 morts en Éthiopie lors de manifestations la semaine dernière, a indiqué jeudi une porte-parole du Premier ministre Abiy Ahmed.

« Les dernières informations dont je dispose en ce qui concerne les auteurs (de violences) appréhendés sont que 409 individus » ont été arrêtés, a déclaré Billene Seyoum au cours d’une conférence de presse.

Elle a ajouté que l’enquête se poursuivait et que davantage de suspects pourraient être interpellés.

Manifestations violentes et lourd bilan

Des violences avaient éclaté le 23 octobre lors de manifestations contre Abiy Ahmed à Addis Abeba et dans une bonne partie de la région d’Oromia, après qu’un activiste controversé, Jawar Mohammed, eut accusé les forces de sécurité de tenter de fomenter une attaque contre lui, accusation rejetée par les autorités.

Les affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre, mais aussi des communautés entre elles durant trois jours. Le bilan de ces violence a grimpé à 78 morts, a indiqué la porte-parole du Premier ministre. Un précédent bilan donné la semaine dernière par le responsable de la police dans l’Etat d’Oromia, Kefyalew Tefera, faisait état de 67 morts.

Réformateur

Abiy Ahmed, qui a accédé au pouvoir en avril 2018 et a reçu le Prix Nobel de la paix 2019, a été critiqué pour la réponse apportée par son gouvernement aux violences et pour avoir tardé à publier un communiqué.

Billene Seyoum a nié que le Premier ministre ait été « faible » et a accusé « des éléments » opposés à son programme de réformes – qu’elles n’a pas nommés – d’être derrière les violences.

Des pressions se sont exercées ces derniers jours sur Abiy Ahmed pour qu’il prenne des mesures contre Jawar Mohammed, mais sa porte-parole a refusé de dire si le gouvernement le considérait comme responsable des violences.

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