Économie

« Davos du désert » : un an après la tourmente Khashoggi, quatre chefs d’État africains attendus

Le sommet de Riyad s'est ouvert mardi 29 octobre avec une démonstration de l'inventeur britannique Richard Browning.

Le sommet de Riyad s'est ouvert mardi 29 octobre avec une démonstration de l'inventeur britannique Richard Browning. © Amr Nabil/AP/SIPA

Un peu plus d’un an après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui avait perturbé la précédente édition de la Future Investment Initiative (FII), les participants au troisième « Davos du désert » sont plus nombreux qu’en 2018. Quatre chefs d’État africains sont notamment attendus à Riyad au cours des prochains jours.

En 2018, seuls deux présidents africains – Macky Sall et Ali Bongo Ondimba – s’étaient rendus à Riyad pour assister à la deuxième édition du Future Investment Initiative (FII), surnommé le « Davos du désert » – en référence au grand rassemblement de décideurs organisé chaque année dans la célèbre station suisse.

Mohammed Ben Salmane (MBS), le prince héritier du royaume wahhabite, était alors en pleine tourmente, fortement soupçonné d’avoir commandité le meurtre de l’éditorialiste Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre dans le consulat saoudien à Istanbul. De nombreux participants, peu soucieux de s’afficher alors à un événement aussi intimement lié à la personnalité de MBS, avaient préféré annuler leur venue. Le soufflet semble aujourd’hui être – un peu – retombé.

Des ministres et quatre présidents africains

La rencontre, qui a débuté mardi 29 octobre pour s’achever jeudi, se propose notamment « d’explorer les industries émergentes qui forgeront l’économie globale et le paysage de l’investissement dans les prochaines décennies ». Son ouverture coïncide avec l’annonce, par la chaîne de télévision Al-Arabiya, des débuts en bourse le 11 décembre pour Aramco, le géant national de l’énergie. Si Yasir al-Rumayyan, le président de son conseil d’administration, n’a pas confirmé cette date, il a assuré que la compagnie aurait « bientôt plus d’actionnaires », laissant entendre que le sujet sera abordé lors du sommet.

Outre le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, qui fait partie du Conseil consultatif de l’événement en tant que directeur de Crédit Suisse, partenaire du FII, plusieurs invités africains de haut niveau se sont déplacés ou sont attendus dans la capitale saoudienne. Sahar Nasr, la ministre égyptienne de l’Investissement et de la Coopération internationale, devrait ainsi prendre part mardi à une discussion sur l’inclusion des femmes dans le monde du travail. L’Égypte est le pays africain le mieux représenté au Forum, grâce aussi à la ministre du Tourisme Rania al-Mashat et à plusieurs chefs d’entreprises qui devraient faire le déplacement.

Les chefs d’État africains participeront à une conférence pour étudier comment faire du continent la prochaine success story économique

Le Nigeria sera également présent en force. Muhammadu Buhari, dont l’avion a atterri à Riyad mardi dans la matinée, a emmené avec lui une demi-dizaine d’hommes d’affaires. Il participera le lendemain à une session plénière pour étudier les moyens de « transformer le continent en la prochaine success story économique », en compagnie de ses homologues Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) Mahamadou Issoufou (Niger) et Uhuru Kenyatta (Kenya).

À signaler également la participation d’une délégation malienne emmenée par Safia Boly, la ministre de la Promotion de l’investissement privé, des petites et moyennes entreprises et de l’entrepreneuriat national.

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