Sécurité

Burkina Faso : au moins 15 civils tués dans le nord du pays

Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration).

Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration). © DR / Forces armées burkinabè

Au moins 15 civils ont été tués entre samedi et dimanche 27 octobre à Pobé-Mengao, dans la province du Soum, dans le nord du Burkina Faso, par des hommes armés, provoquant la fuite des habitants vers Djibo, le chef-lieu de la province situé à 25 km.

« Des corps sans vie de onze personnes ont été retrouvés dimanche matin sur l’axe Pobé-Mengao – Pételbongo (…) probablement les corps des personnes enlevées la veille à Pobé-Mengao par les GAT » (groupes armés terroristes, dans le jargon militaire), a indiqué une source sécuritaire.

« Samedi soir, de nombreux individus armés ont attaqué le village de Pobé-Mengao et enlevé plusieurs habitants, pillé des boutiques et emporté des engins », explique un habitant de Djibo. « Après le départ des assaillants, les populations ont commencé à quitter le village pour se réfugier à Djibo, surtout après la découverte des corps », a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat.

« Les individus armés sont revenus dimanche dans le village de Pobé-Mengao, où ils ont tiré des coups de feu en l’air pendant plusieurs heures avant de repartir », a poursuivi la même source, citant des témoignages de déplacés.

Soutien aux forces de sécurité

« Quatre autres corps ont encore été retrouvés, après ce deuxième passage des terroristes », portant à au moins quinze le nombre de personnes tuées, a précisé une source locale à Djibo. Selon la source sécuritaire, « dès dimanche soir, des renforts ont été déployés sur Pobé-Mengao et des patrouilles de sécurisation effectuées sur toute la zone ». « Ces mesures devraient être maintenues pendant plusieurs jours en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire dans cette zone ».

Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique. Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le Nord et l’Est, ont fait près de 640 morts et occasionné près de 500 000 déplacés internes.

Samedi, plus de 10 0000 personnes ont manifesté à Ouagadougou pour exprimer leur « soutien » aux forces de défense et de sécurité, sous-équipées et sous-entraînées pour enrayer les violences jihadistes.

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