Défense

Sénégal : Abdou Elinkine Diatta, figure de la rébellion casamançaise, tué lors d’une attaque

Des soldats sénégalais défilant à Ziguinchor, en Casamance, dans le sud du Sénégal en 2011 (image d'archives).

Des soldats sénégalais défilant à Ziguinchor, en Casamance, dans le sud du Sénégal en 2011 (image d'archives). © Émilie Raignier pour Jeune Afrique

Abdou Elinkine Diatta, une figure du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), groupe rebelle casamançais, a été tué dimanche lors d’une cérémonie traditionnelle.

L’information a été rapportée dimanche par le porte-parole de l’armée sénégalaise. Trois personnes ont également été blessées lors de cette attaque, dont une est décédée lors de son transfert à l’hôpital, a déclaré  le directeur de la communication de l’armée, le colonel Abdou Ndiaye.

Abdou Elinkine Diatta « assistait à une cérémonie d’intronisation d’un roi traditionnel à Mlomp (à une quarantaine de kilomètres de Ziguinchor, principale ville de Casamance) quand des hommes armés – probablement deux – sont arrivés à bord d’une moto », a précisé le colonel Ndiaye.

« Ils ont tiré et il est mort », a-t-il indiqué, en soulignant que l’identité des assaillants était « inconnue ». Sans rôle opérationnel ou militaire connu, Abdou Elinkine Diatta était un visage familier du MFDC, dont il avait été le porte-parole. Il s’était fait plus discret ces dernières années.

Le MFDC, divisé en plusieurs factions rivales, mène depuis 1982 une rébellion indépendantiste en Casamance, région isolée de la partie nord du Sénégal par la Gambie.

Accalmie

En 35 ans, le conflit a fait des milliers de victimes civiles et militaires, ravagé l’économie de cette région agricole et touristique, et poussé de nombreux habitants à fuir.

Il connaît cependant depuis plusieurs années une accalmie, alors que les tractations de paix se sont multipliées depuis l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall en 2012. Elles avaient repris en octobre 2017 à Rome sous l’égide de la communauté catholique de Sant’Egidio, médiatrice dans ce conflit, sans déboucher jusqu’ici sur un accord de paix.

Macky Sall, réélu en début d’année, a affirmé qu’une « paix définitive » en Casamance était l’une des priorités de son second mandat.

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