Elections

Guinée Bissau : la police réprime violemment une manifestation pour le report de l’élection présidentielle

Le siège du PAIGC dans la capitale Bissau, le 5 mars 2014, avant l'élection présidentielle.

Le siège du PAIGC dans la capitale Bissau, le 5 mars 2014, avant l'élection présidentielle. © Sylvain CHERKAOUI pour Jeune Afrique

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Bissau pour le report de l’élection présidentielle prévue le 24 novembre. Un militant de l’opposition aurait été tué par la police, qui a dispersé le rassemblement.

Les principaux partis d’opposition et des candidats se présentant comme indépendants, dont le président sortant José Mario Vaz, avaient appelé à manifester pour exiger une révision complète du fichier électoral, afin d’éviter les fraudes lors du scrutin, fixé au 24 novembre.

Cette révision, refusée par le gouvernement dirigé par le parti historique, Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), entraînerait un report de l’élection, alors que la communauté internationale insiste sur un respect du calendrier électoral.

Demba Baldé, âgé de 48 ans, se trouvait dans une permanence du second parti d’opposition à l’Assemblée, le Parti pour la rénovation sociale (PRS), a expliqué son frère, Alimo.

« Un cordon de policiers solidement armés de matraque et de lance-grenades nous a empêché de sortir pour rejoindre nos camarades dans la rue », a précisé Alimo Baldé.

« Il y a eu des échauffourées et Demba a été arrêté par quatre agents de police qui l’ont roué de coups et aspergé de gaz. Il est tombé en sang et avait du mal à respirer. Nous avons essayé de le réanimer mais malheureusement, il a rendu l’âme avant d’arriver à l’hôpital », a-t-il poursuivi.

Un mort et plusieurs blessés

Une photo envoyée par un témoin montre un homme au sol, la tête baignant dans une flaque de sang. Ce témoin a également envoyé une photo de la carte d’identité de la victime, permettant de l’identifier.

Un infirmier de la principale morgue de Bissau a confirmé avoir reçu le corps qui « présentait des traces de coups ».

Ailleurs dans la ville, la police est intervenue à coup de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui tentaient de se rassembler, faisant plusieurs blessés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte