Mines

Mines : Glencore revoit encore ses ambitions à la baisse pour le cuivre et le cobalt africains

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Mis à jour le 25 octobre 2019 à 15h38
Le siège de Glencore à Baar, en Suisse

Le siège de Glencore à Baar, en Suisse © Urs Flueeler/AP/SIPA

Après avoir annoncé la mise en suspens de la mine de Mutanda, le géant minier suisse dévoile des résultats trimestriels en demi-teinte et des perspectives revues à la baisse pour ses actifs sur le continent.

Le géant suisse des matières premières Glencore affiche une production en baisse depuis le début de l’année 2019, notamment à cause des mesures « d’optimisation » qu’elle mène dans ses mines de cuivre et de cobalt sur le continent africain, à Mutanda, dans la province du Katanga en RDC, et à Mopani, en Zambie.

Durant les neuf premiers mois de l’année, Glencore a produit près d’un million de tonnes de cuivre à travers le monde, dont 28 % sur le continent africain. Mais cette production africaine de cuivre a justement diminué de 4 % par rapport à la même période en 2018, annonce le groupe dans son rapport trimestriel d’activité.

Cette baisse aurait pu être encore plus importante si le groupe n’avait pas accéléré ses extractions au Katanga, où sa production de cuivre est passé de 52 500 tonnes au troisième trimestre 2018 à 60 000 durant le troisième trimestre de cette année.

Prévisions à la baisse

Les dirigeants ont tout de même revu légèrement à la baisse les prévisions pour cette mine (233 000 tonnes de cuivre et 12 000 tonnes de cobalt devraient y être produits en 2019) en raison d’un plan de redressement élaboré par le groupe. Celui-ci assure qu’avec le « bureau de transformation » mis au point pour appliquer ce plan, sa production issue du Katanga devrait atteindre 300 000 par an à partir de 2022.

L’année 2019 est ainsi riche de défis pour la direction minière du groupe qui, à cause d’une surproduction de cobalt (+21 % par rapport à 2018) corrélée à des ventes moins importantes que prévues, a annoncé en août la mise en suspens de sa mine de Mutanda d’ici la fin de l’année, et ce pour une durée indéterminée.

La direction avait pourtant pendant un temps étudié la viabilité économique et technique d’un nouveau projet destiné à prolonger pour une vingtaine d’année l’exploitation la mine de Mutanda.

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