Politique

Au Mali, la multiplication des attaques renforce le sentiment anti-français

L'opération Barkhane au Mali. (photo d'illustration)

L'opération Barkhane au Mali. (photo d'illustration) © Ministère des Armées

L'euphorie qu'avait provoqué l'arrivée des troupes françaises au Mali en 2013 a laissé place à un sentiment anti-français de plus en plus fort au sein d'une partie de la population, lassée par une guerre qui s'éternise.

En 2013, les blindés français qui arrivaient au Mali, dans la région de Sikasso, depuis la Côte d’Ivoire, étaient accueillis en héros par une foule en liesse. Tout au long de leur passage sur les routes maliennes, les villageois applaudissaient les soldats français jusqu’à leur arrivée dans le nord du pays. Six ans plus tard, l’ambiance n’est plus la même et les populations du Centre et de Bamako n’hésitent plus à accuser les militaires de la force Barkhane et les Casques bleus de l’ONU d’être complices des jihadistes.

« C’est la France qui a attaqué nos soldats »

Un véhicule blindé de la Minusma en patrouille dans le cercle de Bankass, dans le centre du Mali, le 21 février 2019.

Un véhicule blindé de la Minusma en patrouille dans le cercle de Bankass, dans le centre du Mali, le 21 février 2019. © Photo MINUSMA/Marco Dormino

Le sentiment anti-français au Mali, déjà fortement présent, a resurgi avec vigueur après l’attaque contre le camp de Boulkessi, sous le commandement du G5 Sahel, lors de laquelle au moins 41 soldats maliens ont été tués, le 30 septembre dernier. « Comment des centaines d’hommes ont pu échapper aux drones de surveillance de l’armée française ? », s’interroge Oumar Traoré, un habitant de Bamako. Affirmant que des armes « sophistiquées » ont été utilisées contre l’armée malienne, il ose même le raccourci : « C’est la France qui a attaqué nos soldats », accuse-t-il.

Si ces théories complotistes font florès, l’omniprésence – notamment militaire – de la France en territoire malien est aussi régulièrement pointée du doigt par des responsables politiques ou des leaders de la société civile, au risque, parfois, de commettre quelques approximations.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte