Défense

Côte d’Ivoire : vers un aménagement de l’accord de défense entre Paris et Abidjan

Les forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI)

Les forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI) © Ministère des Armées

En poste depuis le 12 juillet, le nouveau commandant des forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), le colonel Frédéric Gauthier, a donné une conférence de presse ce lundi 21 octobre pour expliquer les nouvelles missions de ses forces dans le pays et évoquer des négociations en vue d’aménager l’accord de défense entre la France et la Côte d’Ivoire.

La France et la Côte d’Ivoire poursuivent la mise en oeuvre de leur partenariat stratégique. Lors d’une conférence de presse, lundi 21 octobre, le nouveau commandant des forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) a évoqué l’aménagement de l’accord de défense entre les deux pays. L’armée française renforcerait ainsi la capacité de défense des forces ivoiriennes ainsi que leur formation. « Nous discutons avec les autorités ivoiriennes. Tout se déroule de manière à aboutir de façon constructive sur un accord prenant en compte les intérêts de tous », a expliqué le colonel Frédéric Gauthier, sans donner plus de détails.

Lutte contre le terrorisme

Le colonel Frédéric Gauthier a ajouté que les FFCI ne participent pas à la lutte contre le terrorisme, un domaine qui est de la « responsabilité » des Ivoiriens. Des contrats lient toutefois Paris et Abidjan sur la formation des forces ivoiriennes depuis 2011, d’autant que l’effectif du contingent ivoirien déployé au Mali au sein de la Mission de l’ONU (MINUSMA) a augmenté.  « Le bataillon projetable est exclusivement formé par les Français. Nous discutons aussi avec eux dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, notamment dans le nord du pays, qui devient une source d’inquiétude », a confié une source au ministère de la Défense de Côte d’Ivoire.

Les forces françaises ont également fait part de leurs inquiétudes quant à l’impact des projets d’aménagement de l’État ivoirien sur le camp de Port-Bouët, où est basé le contingent des 950 hommes français. D’abord, le projet d’un échangeur juste en face du camp pourrait rendre davantage visible la base française et impacter la sécurité des militaires. D’autre part, le projet d’extension de l’aéroport d’Abidjan pourrait contraindre les FFCI à changer d’emplacement.

Mais une partie du matériel utilisé par l’armée française transite par Abidjan avant d’être acheminé au Mali et les FFCI font partie du dispositif de logistique pour l’opération française Barkhane au Mali, d’où l’importance géostratégique de l’aéroport d’Abidjan. « Les impératifs de sécurité des forces françaises sont prises en compte par les autorités ivoiriennes », précise toutefois le colonel.

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