Politique

RDC : entre les gouverneurs et le ministre de l’Intérieur, rien ne va plus

Gilbert Kankonde, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur congolais.

Gilbert Kankonde, vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur congolais. © DR / Copie d'écran Facebook.

Alors que les élections urbaines et locales se font attendre, les gouverneurs ont nommé des maires et bourgmestres à titre provisoire pour « assurer la continuité des services publics de l'État ». Et ont refusé d'obéir au ministre de l'Intérieur, qui leur demandait d'abroger ces désignations.

Le torchon brûle entre Gilbert Kankonde, ministre de l’Intérieur et vice-Premier ministre, et les gouverneurs de province. Et si le débats porte sur des questions administratives et de périmètres de compétences, son âpreté est aussi le symptôme d’une fracture plus profonde entre ces gouverneurs, dont la majorité est issue des rangs du Front commun pour le Congo (FCC), de Joseph Kabila, et le ministre de l’Intérieur, soutien inconditionnel de la famille Tshisekedi, qui fut notamment secrétaire national aux relations extérieures de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), de Félix Tshisekedi, avant de prendre son portefeuille ministériel.

Et le bras de fer est d’autant plus tendu qu’il se livre alors qu’en l’absence d’un calendrier précis, le doute commence à planer sur la tenue effective des élections locales, fixées au 25 janvier 2020 pour les élections des maires et maires adjoints.

Mi-septembre, le ministre a exigé des gouverneurs qu’ils annulent l’intégralité de leurs décisions portant sur les mouvements de personnels au sein de leur administration territoriale respective. Il leur a, en particulier, demandé de suspendre de leurs fonctions les commissaires provinciaux. Un poste qui, selon Gérard Kankonde, est « non réglementaire », « superfétatoire » et « à supprimer ».

Début octobre, le ministre a de nouveau pris la plume pour demander, cette fois, le report sine die des nominations à titre intérimaire des maires, bourgmestres, chefs de secteurs et administrateurs du territoire. En face, les gouverneurs ont tout simplement refusé d’obtempéré et, réunis au sein d’un collectif informel, sont même montés au créneau pour critiquer la pertinence des décisions du ministre.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte