Politique

RDC : l’avion assurant la logistique présidentielle s’est écrasé dans le Sankuru

L'Antonov EK-72903 qui s'est écrasé en RDC jeudi 10 octobre 2019 (photo d'archive).

L'Antonov EK-72903 qui s'est écrasé en RDC jeudi 10 octobre 2019 (photo d'archive). © CC / Wikimedia / Aeroprints

Alors que les autorités avaient initialement indiqué que l'avion assurant la logistique présidentielle s'était écrasé dans la province du Maniema, la carcasse a finalement été découverte dans la province du Sankuru, à 600 km de là. Quatre corps ont été extraits des décombres. L'enquête, qui démarre à peine, aura de nombreuses zones d'ombre à éclaircir.

« Les débris de l’Antonov 72 ont été retrouvés dans le Sankuru, non loin de Kole » dans la province du Sankuru, a annoncé ce mardi la présidence congolaise, précisant que la carcasse découverte porte le numéro d’immatriculation de l’appareil qui avait disparu des radars vendredi 11 octobre  : « EK-72903 ». Dans les heures qui ont suivi, plusieurs des conseillers de la présidence avaient assuré que l’appareil avait été localisé dans le nord de la province du Maniema, à 600 kilomètres de là.

Neuf morts

Quatre corps ont, pour le moment, été retrouvés. Sept passagers – tous Congolais – avaient officiellement été enregistrés pour ce vol, parmi lesquels le chauffeur de Félix Tshisekedi et plusieurs membres de sa sécurité personnelle. L’équipage était composé de deux ressortissants russes. L’avion, utilisé par l’aviation militaire congolaise, avait été affrété par la présidence de la République pour assurer la logistique. Il transportait également le véhicule blindé du chef de l’État.

Parti de Goma, dans l’est du pays, l’appareil était censé atterrir à Kinshasa vendredi, une heure avant le jet de Félix Tshisekedi qui revenait dans la capitale après un séjour de 48 heures dans la province du Nord-Kivu.

À en croire une source au cabinet de Félix Tshisekedi, il était prévu qu’Aime Ngoy Mukena, le ministre de la Défense, monte à bord de l’Antonov qui s’est écrasé. Il aurait changé de plan en dernière minute pour prendre le jet qui a ramené à Kinshasa Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l’État, et Gilbert Kankonde, le ministre de l’Intérieur.

Zone difficile d’accès

L’annonce de la disparition de l’appareil a créé une vive polémique, et donné lieu à de multiples rumeurs. Vendredi, une centaine de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès (UDPS), le parti de Félix Tshisekedi, ont ainsi bloqué la circulation à Limete, à Kinshasa, exigeant que la lumière sur la disparition de l’appareil, certains évoquant « un sabotage contre le chef de l’État ».

La présidence assure aujourd’hui que des moyens conséquents sont déployés pour permettre de faire la lumière sur les circonstances du drame. Un hélicoptère de la Monusco a été envoyé lundi sur le lieu du crash. Ce mardi, il doit faire une nouvelle rotation sur place avec, à son bord, Joseph Mukumadi, le gouverneur de la province du Sankuru.

Si la zone marécageuse où l’avion s’est écrasée est difficile d’accès, une source au sein de la Monusco a assuré à Jeune Afrique que les conditions météorologiques devraient permettre de démarrer les opérations d’évacuation des dépouilles des victimes.

Une cellule de crise a été mise en place à l’initiative de Félix Tshisekedi. Elle comporte notamment des délégués de la présidence, des hommes du service de François Beya, le conseiller spécial de Félix Tshisekedi en matière de sécurité, ainsi que des éléments de l’Agence nationale des renseignements, des forces aériennes, des renseignements militaires, de la régie des voies aériennes, et de l’autorité de l’aviation civile.

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