Agroalimentaire

Cacao : quand les Nigérians annoncent un accord avec le Cameroun… sans prévenir Yaoundé

Récolte de cacao en Côte d'Ivoire en 2015. (Photo d'illustration)

Récolte de cacao en Côte d'Ivoire en 2015. (Photo d'illustration) © Philippe Guionie/Myop pour J.A.

Inspiré par la Côte d'Ivoire et le Ghana, le président de l'Association nigériane du cacao a annoncé son intention de s'associer au Cameroun pour mettre en place une prime au producteur pour l'achat du cacao... sans en avertir ses homologues camerounais.

Après la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux voisins nigérian et camerounais s’entendront-ils pour défendre le prix de vente de leur cacao et la rémunération des cacaoculteurs ? Rien n’est encore officialisé, ni même décidé, mais le Nigeria envisage un tel accord. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Sayina Riman, vice-président nigérian de l’Organisation mondiale des producteurs de cacao et président de l’Association nigériane du cacao, selon une dépêche de l’agence Reuters publiée le 10 octobre dernier.

Le Cameroun et le Nigeria sont les troisième et quatrième producteurs de cacao du continent, avec respectivement 270 000 et 250 000 tonnes produites durant la saison 2018-2019, selon les estimations de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Ils représentent environ 10 % de la production mondiale, derrière le Côte d’Ivoire et le Ghana, qui en fournissent 63 %.

Sayina Riman a indiqué que des représentants du secteur privé nigérian s’entretiendraient avec leur gouvernement ce mois-ci, pour élaborer un plan à l’issue duquel le pays s’engagerait officiellement avec le Cameroun.

Une annonce unilatérale, sans concertation

Pourtant, du côté camerounais, la divulgation de cette éventuelle prime imposée aux acheteurs surprend voire dérange les professionnels, du fait de l’absence de concertation de la part de Sayina Riman. Ce dernier aurait fait cette déclaration de manière unilatérale, alors que le Cameroun n’a officiellement reçu aucune proposition de cette nature de la part de représentants nigérians, affirme un porte-parole du gouvernement de Yaoundé.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte