Politique

Angola : João Lourenço accuse des membres de son parti de tentatives de « déstabilisation »

Le président angolais João Lourenço en novembre 2017..

Le président angolais João Lourenço en novembre 2017.. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Le président angolais João Lourenço, qui entretient des relations très tendues avec son prédécesseur et ancien mentor José Eduardo dos Santos, a accusé jeudi des membres de son propre parti, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), de financer une « campagne de déstabilisation » du pays.

« Ceux qui ont détourné les ressources du pays (…) utilisent ces mêmes ressources (…) pour financer une campagne de déstabilisation, une campagne d’intoxication contre l’Angola », a déclaré João Lourenço à Luanda devant les jeunes de son parti, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), au pouvoir depuis 1975. « Cette campagne n’est pas contre le président de la République. Cette campagne est dirigée contre notre pays (…). Elle a été proposée par des nationaux, apparemment du MPLA – et je dis apparemment parce qu’ils ne se comportent pas comme tels – et qui ont encore le culot de parler au nom du peuple », a-t-il ajouté, sans citer de noms.

João Lourenço dirige l’Angola depuis septembre 2017. Il a succédé à José Eduardo dos Santos, qui lui a passé le relais après trente-huit ans de règne. Le nouveau président a rapidement pris ses distances vis-à-vis de son ancien mentor, et lancé une purge de grande ampleur dans l’administration et les entreprises publiques qui a visé notamment des proches de l’ex-chef de l’État, au nom de la lutte contre la corruption. Depuis, les relations entre la famille dos Santos et le président Lourenço sont exécrables.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte