Politique

Maroc : qui sont les nouveaux ministres en charge des dossiers économiques

De gauche à droite, Nouzha Bouchareb, Driss Ouaouicha, Mis à jour le 10 octobre 2019 à 14h58 Nadia Fettah Alaoui et Mohamed Amekraz.

De gauche à droite, Nouzha Bouchareb, Driss Ouaouicha, Nadia Fettah Alaoui et Mohamed Amekraz. ©

Quels sont les parcours des nouveaux ministres du Tourisme (Nadia Fettah Alaoui), du Travail (Mohamed Amekraz), de l’Enseignement supérieur (Driss Ouaouicha) et de l’Aménagement du territoire (Nouzha Bouchareb), nommés mercredi soir dans le nouveau gouvernement de Saadeddine El Othmani ?

La nomination du nouveau gouvernement Othmani propulse notamment deux hommes et deux femmes à des postes clé dans la gestion des dossiers économiques.

Nadia Fettah Alaoui : ministre du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale

C’est sans aucun doute la nomination la plus surprenante. La gagnante du trophée CEO of The Year en 2018 – lors de l’Africa CEO Forum, un événement organisé par Jeune Afrique Media Group – dirigera désormais l’un des départements les plus délicats du gouvernement. Elle était jusqu’au 9 octobre CEO de Sanlam Panafrica General Insurance, qui recouvre le périmètre de l’ex-Saham Finances, racheté par le Sud-Africain. Elle a été également présidente du conseil d’administration de Saham Assurance Maroc et directrice générale déléguée de Saham Finances, une maison qu’elle connaît très bien et où elle a gravi tous les échelons.

Après un diplôme obtenu en 1997 à HEC Paris, Nadia Fettah entame sa carrière en France chez le cabinet Arthur Andersen, qui n’existe plus. En rentrant au bercail, elle monte un fonds d’investissement, Maroc Invest Finance Group, qu’elle va gérer pendant 5 ans. En 2005, elle est repérée par Moulay Hafid Elalamy, qui l’enrôle.

Mohamed Amekraz : ministre du Travail et de l’insertion professionnelle

Pour remplacer un Mohamed Yatim, le PJD a choisi l’un de ses meilleurs profils. Le nouveau ministre du Travail et de l’insertion professionnelle est secrétaire national du mouvement de la jeunesse du PJD depuis février de l’année dernière. Cet avocat d’Agadir âgé de 34 ans, le plus jeune ministre du gouvernement El Othmani, a été député à la deuxième chambre du parlement entre 2011 et 2016.

Au sein du parti de la lampe, il est connu pour ses positions proches de celle de l’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. En 2016, il avait défendu les neuf jeunes du PJD condamnés pour apologie du terrorisme après l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, qui ont été graciés par le roi. Un épisode qui a hissé Mohamed Amekraz au rang de héros au sein de sa formation.

Il s’était aussi fait connaître en 2018 quand il s’est attaqué ouvertement à Aziz Akhannouch, son actuel collègue, par rapport à son business.

Driss Ouaouicha : ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

C’est l’une des personnes les moins connues du grand public dans le gouvernement Othmani dans sa nouvelle mouture. Driss Ouaouicha, né en 1952, est un universitaire aguerri, avec aucune appartenance politique malgré les nombreuses sollicitations.

Avant de se retrouver ministre dans le nouveau gouvernement Othmani, ce titulaire d’un PhD en linguistique et éducation de l’université du Texas a passé onze années comme président de l’Université Al Akhawayne. Cet enseignant a aussi été doyen de la faculté des Sciences humaines à l’université de Meknès entre 1988 et 1999.

En 2011, il est nommé comme membre au Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il participe souvent aux conférences comme en 2018 lors de la World Policy Conference ou encore la même année lors du forum Africités organisé à Marrakech.

Driss Ouaouicha est aussi le secrétaire général de la Moroccan British Society, une association qui a pour objectif de créer des liens et des relations solides entre les deux royaumes.

Nouzha Bouchareb : ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville

Elle est l’une des figures les plus connues et les plus engagées au sein du Mouvement populaire, où elle est membre du conseil national. Cette militante de la cause féminine a été élue à l’unanimité en juillet dernier comme patronne de l’Organisation de la femme harakie, l’aile féminine de cette formation politique.

Elle préside même pour un deuxième mandat une ONG féminine internationale, Connecting Group International, qui a pour principal objectif le renforcement des pouvoirs des femmes et la parité en termes de présence dans institutions.

Née à Tanger, cette militante est diplômée de l’école Mohammadia d’ingénieurs, spécialité Environnement et développement territorial, avant de renforcer son CV avec un autre diplôme en gestion des entreprises de l’ISCAE.

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