Transport ferroviaire

Côte d’Ivoire : Bouygues et le gouvernement s’entendent enfin sur le financement du métro d’Abidjan

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Mis à jour le 10 octobre 2019 à 13h18
Le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron, lors du lancement des travaux du métro d'Abidjan, le 30 novembre 2017.

Le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron, lors du lancement des travaux du métro d'Abidjan, le 30 novembre 2017. © Présidence Côte d'Ivoire

Deux ans après qu’Alassane Ouattara et Emmanuel Macron ont officiellement lancé les travaux de la ligne 1 du métro d’Abidjan, en 2017, le gouvernement ivoirien et Bouygues, tête de pont du consortium à l’œuvre sur ce chantier structurant, ont enfin signé un accord définitif sur le financement de ce chantier qui doit permettre de désengorger la capitale économique ivoirienne.

Plus de deux ans après le lancement officiel des travaux, inaugurés en grandes pompes par le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue français Emmanuel Macron, en 2017, les travaux du métro urbain d’Abidjan vont, enfin, entrer dans leur phase active. Annoncé en 2017, puis en 2019, la mise en service effective de cette infrastructure clé dans le désengorgement de la capitale économique ivoirienne est désormais prévue en 2022. Mais cette fois, le gouvernement ivoirien assure que les délais seront tenus.

Longtemps bloquées par la question de l’augmentation des coûts, les négociations menées entre l’exécutif et le groupe français Bouygues, tête de pont du consortium, ont finalement abouti à la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties, ce mardi 8 octobre, portant sur le démarrage des travaux. La future ligne 1 du métro d’Abidjan, longue de 37 kilomètres, reliera la commune d’Anyama au nord à Port-Bouët dans le sud d’Abidjan en 50 minutes, s’arrêtant à 20 stations.

893,84 milliards F CFA

Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, Amadou Koné, le ministre des Transports, et Moussa Sanogo, ministre du Budget et du portefeuille de l’État ont signé apposé leurs signatures à côté de celles d’Alain Deschamps, président de la société d’ingénierie Ade Transport, et de Philippe Amequin, président de Bouygues Constructions.

L’investissement, estimé à environ 893,84 milliards FCFA, soit 1,36 milliard d’euros, sera financé intégralement par la France. « Le chantier est d’une grande complexité. Le premier tronçon de 37 kilomètres traverse toute la ville, alors qu’aucune infrastructure n’y existe pour le moment, excepté la ligne de chemin de fer de Sitarail », a précisé à Jeune Afrique, sous couvert d’anonymat, l’un des ingénieurs qui travaillent sur le projet.

Les conditions de Macron

« Le projet a pris quelques retards, parce qu’il y a eu plusieurs ajustements en raison des difficultés techniques sur le terrain. Nous escomptons le démarrage effectif l’an prochain, pour des travaux qui s’étaleront sur quatre ans », a expliqué Sidi Touré, le ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Les capacités de transport ont ainsi été revues à la hausse. Initialement prévu pour transporter environ 500 000 personnes par jour, le métro pourra finalement prendre en charge 530 000 Abidjanais.

C’est l’effort le plus important que la France ait jamais réuni au démarrage d’un projet de transport urbain à l’étranger

En juillet dernier, à son retour de Paris, Alassane Ouattara avait insisté en conseil des ministres sur la nécessité d’avancer sur ce projet. Selon une source proche du président ivoirien, l’une des conditions posées par Emmanuel Macron avant d’effectuer une prochaine visite officielle en Côte d’Ivoire étaient la conclusion du chapitre du métro urbain.

Lors de l’inauguration du lancement des travaux, il y a deux ans, le président français avait d’ailleurs tenu à souligner l’importance de l’engagement de son pays sur ce projet : « La France vous a proposé une offre financière sans précédent. Avec 1,4 milliard d’euros, c’est l’effort le plus important que la France ait jamais réuni au démarrage d’un projet de transport urbain à l’étranger », avait-t-il alors déclaré.

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