Sécurité

Libye : raid aérien contre un aéroport à l’est de Tripoli

Des combattants alliés à Fayez al-Sarraj, en mai 2019 au Sud de Tripoli.

Des combattants alliés à Fayez al-Sarraj, en mai 2019 au Sud de Tripoli. © Hazem Ahmed/AP/SIPA

Les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye ont accusé les forces du maréchal Khalifa Haftar d’avoir bombardé samedi l’aéroport civil de Misrata, blessant une personne, endommageant deux avions et provoquant une brève suspension des vols.

Situé à 200 kilomètres à l’est de la capitale Tripoli, l’aéroport de Misrata se trouve dans la zone contrôlée par le gouvernement d’union nationale (GNA). Il est, depuis plus d’un mois, le seul aéroport fonctionnel dans l’ouest libyen depuis la fermeture début septembre de celui de Mitiga à Tripoli, cible d’attaques répétées. Tous les vols avaient été transférés à Misrata.

« Les drones émiratis qui soutiennent le criminel de guerre Haftar ont visé l’aéroport international de Misrata », ont indiqué les forces pro-GNA sur leur page Facebook. Un employé a été légèrement blessé et hospitalisé et des installations ont été endommagées.

Des photos publiées samedi montrent des impacts sur la partie arrière d’un avion commercial.
« Deux avions stationnés sur le tarmac ont été touchés » entraînant la « suspension des vols pendant quelques heures, le temps de vérifier la sécurité des appareils et des installations », a indiqué à l’AFP une source de la municipalité de Misrata, sous couvert de l’anonymat.

Pas de revendication

Les forces pro-Haftar n’ont pas réagi à ces accusations. Le raid n’a pas été revendiqué. L?’aéroport de Misrata a été déjà la cible de raids des proHaftar.

Depuis le début le 4 avril d’une offensive des forces du maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen, qui cherchent à prendre Tripoli, siège du GNA reconnu par l’ONU, les lignes de front ont peu bougé. Face au statu quo, les camps rivaux se sont tournés vers des armes plus sophistiquées, dans l’espoir de prendre le dessus dans cette bataille qui a déjà fait plus de 1 000 morts et forcé 120 000 personnes à quitter leurs foyers selon l’ONU.

Les drones sont entrés en jeu en juin, malgré un embargo sur les armes imposé par l’ONU à la Libye depuis la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi. La Libye est « probablement le plus grand théâtre de guerre de drones au monde », avait déclaré la semaine dernière l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé.

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