Politique

Gabon : Pascaline Bongo Ondimba perd son statut de Haute représentante du président

Pascaline Bongo Ondimba.

Pascaline Bongo Ondimba. © bp.blogspot.com

Pascaline Bongo Ondimba n’est plus Haute représentante du chef de l’État. La décision est tombée lors du conseil des ministres du mercredi 2 octobre. Et semble mettre fin à l’épisode d’un retour manqué de l’ancienne directrice de cabinet d’Omar Bongo Ondimba et demi-sœur du président Ali Bongo Ondimba.

La décision tient en une phrase, simple, laconique, dans le communiqué final du conseil des ministres du mercredi 2 octobre, présidé par le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba : « Est remise à la disposition de son administration d’origine : Madame Pascaline Mferri Bongo Ondimba ». En d’autres termes, la demi-sœur du président ne sera désormais plus sa Haute représentante.

« Pascaline », comme chacun l’appelle, avait pourtant retrouvé ce poste il y a peu, en janvier 2019, alors que son demi-frère commençait à peine à se remettre de son accident vasculaire cérébral intervenu en octobre 2018. Beaucoup y avaient vu un retour en grâce de l’ancienne femme forte de la présidence, qu’elle avait désertée depuis 2016 et la dernière présidentielle.

Un retour… en apparence

Pascaline Bongo Ondimba avait alors récupéré son statut, son passeport diplomatique, ainsi qu’un bureau à la présidence, non loin de celui du directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga. Ce dernier semblait alors vouloir faire de l’ancienne collaboratrice d’Omar Bongo Ondimba, son père et ex-président, une alliée de poids dans la guerre des clans qui agitait Libreville après l’AVC du chef de l’État.

Si elle a pu calmer une famille Bongo en ébullition au début de l’année 2019, Pascaline Bongo Ondimba n’a en réalité pas retrouvé son influence d’antan. Contrairement à ce que son titre pouvait induire, elle n’a guère représenté son frère, n’apparaissant dans aucune cérémonie officielle à l’étranger depuis sa prise de fonction. Beaucoup ont d’ailleurs remarqué son absence lors des obsèques de l’ancien président français Jacques Chirac, dont elle était proche.

Une éviction attendue

Pascaline Bongo Ondimba passait en réalité peu de temps à Libreville, où elle dispose toujours d’une villa dans le quartier huppé de la Sablière. Ces derniers mois, elle avait passé du temps à Singapour et, ces derniers jours, était en Chine, à Shangaï. Elle était rentrée au Gabon le 1er octobre, sans se faire d’illusion sur son avenir proche. Selon nos sources, elle s’attendait à son éviction « à tout moment ».

Si la demi-sœur du président est « remise à la disposition de son administration d’origine », Pascaline Bongo Ondimba ne devrait pas prendre la décision à la lettre et redevenir inspectrice des Finances.

Première femme gabonaise diplômée de l’École nationale d’administration de Paris, elle avait intégré l’administration gabonaise en 1987, tout en suivant des stages à la Chase Manhattan Bank et au Fonds monétaire international. Elle était ensuite devenu vice-présidente d’Elf Gabon avant d’être nommé directrice de cabinet du président. Une trajectoire, déjà, hors du commun.

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