Politique

Mali – Tiébilé Dramé : « Exercer la souveraineté de l’État sur Kidal n’est pas une question négociable »

Tiébilé Dramé (Mali), President du Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA), nomme ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, à Paris, le 16 mai 2019. © Vincent FOURNIER/JA

Le ministre des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé, répond à la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), qui l'accuse de noircir la situation qui prévaut à Kidal, ce bastion touareg du Nord-Mali.

Moussa Ag Attaher, porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ne décolère pas contre Tiébilé Dramé, le ministre malien des Affaires étrangères. Le 25 septembre dans une interview accordée à Jeune Afrique, ce dernier reprochait au ministre de « se focaliser exclusivement sur Kidal, pour en parler négativement… Nous avons des preuves qu’à Kidal, il est le principal artisan de l’échec du comité de suivi de l’accord de paix. »

À la mi-septembre, la CMA, un des principaux signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation d’Alger de 2015, annonçait également son retrait du comité de suivi de cet accord et du dialogue national, censé aboutir aux réformes politiques et institutionnelles nécessaires à l’application de certaines mesures du texte. Une annonce consécutive à l’annulation, à la demande de Bamako, la veille de la rencontre, du 38e Comité de suivi de l’accord (CSA), qui devait se tenir le 17 septembre à Kidal.

Pour relancer le processus d’Alger, Tiébilé Dramé devrait prochainement rencontrer son homologue algérien, Sabri Boukadoum. Cette rencontre aura également pour objet de préciser le statut de la ville de Kidal. En attendant cette entrevue, Tiébilé Dramé, présent à New York pour la 74e Assemblée générale des Nations unies, appelle la CMA au calme.

Jeune Afrique : Vous avez toujours été critique de l’accord de paix. Pensez-vous, comme le président Ibrahim Boubacar Keïta, que certaines dispositions de ce texte peuvent être rediscutées ?

Tiébilé Dramé : Avant la signature de l’accord en 2015, j’ai dit qu’il s’agissait d’une étape importante dans la quête de paix et de stabilité au Mali et qu’il fallait ensuite procéder à sa malléabilisation et à son appropriation dans le cadre d’un dialogue inter-malien. Je n’ai pas changé d’avis. Cette appropriation, nous aurons l’occasion de l’aborder dans quelques semaines, lors du dialogue national.

Cet article est réservé aux abonnés

Déjà abonné ?

Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital
Accès à tout le site web - 2 applis - 1 édition digitale - 2 newsletters

(sans engagement, résiliez à tout moment)

(payez en une fois et profitez de 2 mois offerts !)

1 minute suffit pour vous abonner à Jeune Afrique Digital !

  • + d'analyses
  • + d'informations exclusives
  • + de débats
  • + d'historique (2 ans d'archives)
  • + d'avant-première (accès 24h avant la publication)
  • + de formats (site web, 2 applis, 1 magazine digital, 2 newsletters)

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte