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Cet article est issu du dossier «France-Afrique : quel héritage pour Jacques Chirac ?»

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Politique

Les personnalités politiques africaines rendent hommage à Jacques Chirac

Le président tchadien Idriss Déby Itno a été l'un des premiers à rendre hommage à Jacques Chirac (les deux hommes réunis ici à Cannes, en février 2007).

Le président tchadien Idriss Déby Itno a été l'un des premiers à rendre hommage à Jacques Chirac (les deux hommes réunis ici à Cannes, en février 2007). © PATRICK KOVARIK/AP/SIPA

Le président français Jacques Chirac est décédé jeudi 26 septembre à l'âge de 86 ans. En Afrique, l'annonce de sa mort a provoqué une pluie d'hommages pour celui qui a entretenu pendant plus de soixante ans une relation aussi riche que contradictoire avec le continent et ses chefs d’État.

La maladie l’avait écarté de la scène médiatique. Sa parole et ses apparitions étaient rares. Douze ans après son retrait officiel de la vie politique, l’annonce, ce jeudi 26 septembre, de la mort de l’ancien président français Jacques Chirac, a suscité de nombreuses réactions en Afrique. L’ex-chef de l’État, qui avait hérité du surnom de « Chirac l’Africain », a entretenu durant des décennies une relation à la fois riche et pleine de contradictions avec le continent. Florilège des principales réactions.

« Jacques Chirac était un grand ami du Gabon. Un amoureux sincère de l’Afrique. Il a été pour moi, plus qu’un ami, un père spirituel dont je n’oublierai jamais la bienveillance », a twitté le président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Le chef de l’État gabonais a rendu un hommage appuyé au dirigeant français, qui entretenait également une très bonne relation avec son père, feu Omar Bongo Ondimba.

« Un grand ami du Maroc »

« Le Royaume du Maroc gardera précieusement le souvenir d’un grand ami qui a activement contribué à la consolidation des relations d’amitié entre nos deux pays en les érigeant en un partenariat d’exception. Ce partenariat, unique en son genre, constitue désormais la référence de notre coopération », a témoigné le roi Mohammed VI, dans un message appuyé.

Le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso a fait part de sa tristesse : « Je suis vraiment bouleversé par la nouvelle et je dois aussi dire que Jacques Chirac, c’était un ami personnel, un ami du Congo et de l’Afrique. Je garderai le souvenir de lui de ma visite d’État à Paris en pleine cohabitation Mitterrand-Chirac. Et j’ai pu voir à cette occasion-là que c’était une forte personnalité. » Denis Sassou Nguesso a préciser qu’il assisterait aux funérailles de Jacques Chirac si les autorités françaises l’y convient.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, a salué « un homme d’État qui avait une haute estime pour l’apport de l’Afrique à la marche du monde ». Lui, le « gamin venu de Bouaké », a notamment eu l’occasion de rencontrer le président français en 2003, au moment de la guerre civile en Côte d’Ivoire, pour les négociations de paix de Linas-Marcoussis.

Le président djiboutien  Ismaïl Omar Guelleh a pleuré la disparition d’un « ami de Djibouti ».  « Je suis d’autant plus ému par le décès de Jacques Chirac qu’il était un ami de Djibouti qui œuvrait toujours en faveur de la préservation et du renforcement des relations exceptionnelles entre notre pays et la France », a-t-il rappelé.

Le président malgache Andry Rajoelina a également salué la mémoire d’un homme qui a « œuvré » pour des relations prospères entre les deux pays.

« Emblématique des relations franco-africaines »

Idriss Déby Itno a été l’un des premiers présidents africains à s’exprimer, lui aussi sur sa page Twitter. Il a ainsi évoqué la « mémoire de ce grand homme d’État qui a beaucoup œuvré au raffermissement des relations entre la France et le Tchad ».

Le président sénégalais Macky Sall a également tenu à adresser « ses condoléances émues (…) au peuple français », saluant « un grand homme d’État et figure emblématique des relations franco-africaines ».

Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien, a quant à lui évoqué « une perte énorme pour le peuple français et le continent européen. Patriote et républicain, l’homme aura marqué la vie politique de la France par son sens élevé du devoir, son combat pour la paix, la liberté et la démocratie. »

En République démocratique du Congo (RDC), l’opposant Moïse Katumbi a salué la mémoire d’un « ami de l’Afrique, un visionnaire sur le réchauffement climatique, un passionné de culture. Un homme au grand cœur à qui le monde rend hommage ! »

Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a regretté « la perte d’un grand militant de la francophonie et le fondateur de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) ».

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