Technologie

Infographie : les meilleurs pays africains pour entreprendre dans le digital en 2019

Publié chaque année, l'indice d'agilité digitale a pour objectif de mesurer la capacité des pays à offrir un environnement propice à la digitalisation des entreprises. (photo d'illustration)

Publié chaque année, l'indice d'agilité digitale a pour objectif de mesurer la capacité des pays à offrir un environnement propice à la digitalisation des entreprises. (photo d'illustration) © Nesa by Makers/Unsplash/2019

Vingt-trois pays africains figurent dans l’indice 2019 d’« agilité digitale » publié chaque année par le spécialiste de l’assurance-crédit Euler Hermes. Il a pour objectif de mesurer la capacité des pays à offrir un environnement propice à la digitalisation des entreprises.

Il n’est pas étonnant en 2019 de voir pointer l’Afrique du Sud à la première place des pays africains les plus aptes à offrir aux entreprises les moyens d’opérer sereinement leur transformation digitale.

Mais il est plus étonnant de constater que la Tunisie et le Maroc lui emboîtent le pas. Les deux pays d’Afrique du Nord occupent respectivement la deuxième et la troisième place au palmarès régional de l’édition 2019 de l’ « indice d’agilité digitale », publié chaque année par Euler-Hermes, une entreprise française d’assurance-crédit.

Stratégies digitales payantes au Maghreb

Dans cette troisième édition, les auteurs ont classé 115 pays en compilant divers indicateurs socio-économiques issus d’institutions comme la Banque mondiale ou le Forum économique mondial. Ils mesurent par exemple l’échange et la circulation du savoir et de l’information, l’évolution de la réglementation, la qualité des infrastructures logistiques, l’usage et l’accès à Internet ou encore la taille du marché intérieur.

Côté tunisien, la mise en place du label Startup Act, qui prévoit notamment des avantages fiscaux et bancaires aux jeunes entreprises innovantes et dont les 12 premiers bénéficiaires ont été annoncés en avril, incarne un assouplissement des barrières à l’entrepreneuriat numérique.

Le Maroc applique le même type de politique que son voisin tunisien depuis 2013, à travers un programme baptisé Maroc Digital 2020. Dans ce cadre, la fédération marocaine des technologies de l’information (Apebi) joue un rôle important dans la simplification administrative et fiscale de l’environnement des affaires.

Elle a notamment contribué à créer l’Agence du développement du digital en 2018, agence qui dispose d’un budget de 235 millions de dirhams (22 millions d’euros) pour coordonner des programmes de transition numérique au sein de l’administration, créer une usine 4.0 [non seulement robotisée et numérisée, mais connectée et « intelligente »] pour permettre de tester des prototypes ou encore accompagner des PME du secteur.

Des références à la traîne

Placés 75e et 76e au classement mondial, les deux pays maghrébins dépassent des pays habitués à être cités comme référence en matière de numérique sur le continent, comme le Rwanda (80e) et le Kenya (81e). Selon l’étude d’Euler Hermes, les deux pays souffrent de marchés intérieurs aux potentiels restreints par leur taille.

Étonnamment mal placé, le Nigeria n’obtient que la 99e place sur 115 au niveau mondial et la 11e au niveau continental. Son marché intérieur d’environ 200 millions d’habitants obtient pourtant la meilleure note du continent.

Le pays d’Afrique de l’Ouest est également bien noté concernant sa réglementation mais garde des lacunes en matière de connectivité. Pour remédier en partie au problème, le gouvernement a reçu en juillet un prêt de 100 millions de dollars de l’Inde afin de couvrir en haut débit 70 % de son territoire.

Sélectionnez le pays de votre choix et comparez ses atouts / faiblesses à ceux des autres pays africains

 

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