Mines

Guinée : un accord a été trouvé avec HPX pour l’exploitation du gisement de fer du mont Nimba

Vue du massif du Mont Nimba, en Guinée.

Vue du massif du Mont Nimba, en Guinée. © DR

En discussion depuis plusieurs mois avec les autorités guinéennes, la compagnie d’exploration minière américaine High Power Exploration (HPX) a conclu un accord avec la Guinée pour la reprise de l’exploitation du gisement de fer du mont Nimba.

Après des mois de négociations, le gisement de fer du mont Nimba a enfin trouvé preneur. Le 5 septembre, avant de s’envoler pour les États-Unis, le président guinéen Alpha Condé a supervisé la signature par le gouvernement d’un accord avec la compagnie d’exploitation minière High Power Exploitation (HPX), dirigée par l’homme d’affaires américano-canadien Robert Friedland.

La signature de l’accord permet à HPX d’acquérir 95% de la participation de ce gisement de fer – auparavant détenu par BHP, Newmont Goldcorp et le groupe français Orano –  situé dans le sud de la Guinée, au croisement des frontières avec la Côte d’Ivoire et le Liberia.

L’ex-président sud-africain Kgalema Motlanthe, qui a participé à la signature, co-présidera la filiale guinéenne aux côtés de Guy de Selliers de Moranville. À cet effet, ils ont tous les deux rejoint le conseil d’administration de la Société des mines de fer de Guinée (SMFG), la société guinéenne exploitant le projet.

20 millions de tonnes de fer par an

Alors qu’une étude réalisée en 2015 par l’United States Geological Survey assure que le mont Nimba renferme environ 1 milliard de tonnes de minerai de fer avec de très faibles niveaux d’impuretés – ce qui permet une réduction de l’impact environnemental lors de la transportation du fer en acier –, les ambitions de HPX sont claires.

À court terme, la compagnie dit vouloir développer la mine avec une capacité de traitement de 1 à 5 millions de tonnes par an. Une capacité qu’elle espère multiplier par quatre dans les années à venir pour atteindre une extraction de 20 millions de tonnes par an.

Création d’emplois et protection de l’environnement

Selon Éric Finlayson, PDG de HPX, l’implantation de la société minière devrait stimuler les emplois dans la région. Un communiqué publié par la filiale assure ainsi que « plus de 95 % des employés et collaborateurs actuels du projet sont des ressortissants guinéens. Le programme de recrutement et de formation du projet continuera de donner la priorité aux Guinéens qualifiés pour des postes de direction ou spécialisés ». Selon une source proche du ministère des Mines, cela faisait partir des conditions fixées par la Guinée afin de répondre aux exigences du Code minier guinéen.

Placé à côté de la réserve naturelle intégrale du mont Nimba, classée depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, Éric Finlayson s’engage à respecter le site : « Nous sommes parfaitement conscients de l’importance de cette zone du patrimoine mondial et nous nous engageons pleinement à préserver ses caractéristiques uniques et à mettre en œuvre le projet Nimba selon un modèle de développement responsable et durable. »

En 2016, cette réserve avait été sous le feu des projecteurs suite à un rapport de Global Witness qui avait dénoncé les activités de la filiale britannique Sable Mining, l’accusant d’empiéter sur la réserve naturelle alors que son exploitation est interdite.

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